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mercredi 15 août 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 17

ASHTAVAKRA continue encore : 

XVII  
ASHTAVAKRA : Obtient le fruit de la connaissance et le fruit de l’action celui qui reste immuablement en lui-même, heureux de vivre sans le trouble de sens. ||1||

Et jamais en ce monde, celui qui sait la vérité des choses ne subit de blessure, car l’univers, sphère de la conscience, c’est lui seul qui l’emplit. ||2||

Jamais plus les objets ne captivent celui qui a trouvé en lui son repos, pas plus que les feuilles de neem ne séduisent l’éléphant que comblent les feuilles de sallaki. ||3||

Mais qui n’a pas en lui les résidus de ses expériences passées, sans pour autant désirer celles qui ne sont pas encore vécues, un tel homme, en ce monde, est très rare à trouver. ||4||

Dans le fleuve de l’existence certains veulent jouir des choses, d’autres se libérer, mais n’avoir ni désir de jouir, ni désir de libération, une telle grandeur d’esprit est réellement rare à trouver. ||5||

Destin, richesses, désir, libération, la vie aussi bien que la mort, pour qui a cette immensité d’esprit, avoir ou renoncer n’ont pas de raison d’être. ||6||

Il n’éprouve pas plus de désir pour la disparition du monde qu’il n’a de rejet pour son maintien, comme s’il avait, devant lui, l’éternité, heureux de demeurer dans la tranquillité. ||7||

C’est lorsque la connaissance et l’action sont une, que toute pensée disparaît et que l’on sait agir. Voir, écouter, percevoir et sentir, manger, tout s’accomplit dans la tranquillité. ||8||

Libre d’objets, sa perception; spontanés, ses mouvements; et au repos, ses sensations; ni passion, ni détachement, quand l’océan de la réalité mouvante est un lac asséché. ||9||

On ne dort pas plus qu’on ne veille, on ne ferme pas plus les yeux qu’on ne les ouvre. Ah! celui dont a disparu la pensée vit dans un état indicible. ||10||

À tout instant il apparaît dans sa nature véritable. À tout instant, il est un infini que rien n’affecte. Et, libre de tout passé, à tout instant, il est libre. ||11||

Voir, écouter, toucher, sentir, manger, prendre, parler, se mouvoir, cela se fait sans idée de difficulté ou d’aisance. En vérité, libre est l’immensité de l’être. ||12||

Ni dithyrambe, ni diatribe, ni jubilation, ni colère, rien à donner, et rien à prendre, l’être est à tout instant libre, affranchi de ses sens. ||13||

Voir une femme énamourée ou voir la mort à sa porte ne troublent pas son esprit. Il est dans sa nature véritable. En vérité, libre est l’immensité de l’être. ||14||

Entre souffrance et plaisir, entre une femme et un homme, entre succès et échec, en vérité le sage ne fait aucune différence: en tout, son regard reste égal. ||15||

Pas davantage de compassion que de violence, pas plus d’humilité que de morgue, pas plus de transports que de trouble chez l’homme en qui la mouvance du monde s’est volatilisée. ||16||

Libre, on ne repousse pas plus les choses qu’on ne les cherche avec avidité. Et c’est avec une pensée libre d’attachement, sans cesse, que l’on accueille entièrement ce qui se présente à soi. ||17||

Concentration et dispersion, bien-être et malaise, quand notre pensée se suspend, on ne connaît pas ces fictions, comme si l’on était dans son intégrité. ||18||

Sans rien s’attribuer et sans être personne, sachant que rien n’existe, tout désir disparu en soi, on accomplit l’action sans même agir. ||19||

La confusion, l’opacité, le rêve, caractérisent la pensée. Quand on s’en affranchit, on peut connaître pleinement une sorte d’état où la pensée n’intervient plus. ||20||


Ainsi ont été prononcées
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 17
-
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 18

mardi 14 août 2012

Mardi (feu, air) : les purifications, la Prajnaparamita


Posez vos questions en commentaire, elles seront traitées en commun au bénéfice de tous. 


Il va sans dire que j'invite chaleureusement mon Précieux Maître racine, Sogyal Rinpoché, mais aussi Lama Detchen, Lama Wangmo et tout Lama disponible, à intervenir sur ce blog et en particulier sur tous les thèmes abordés relatifs au Dharma de manière à m'aider et nous aider à clarifier en termes contemporains et occidentaux cette réalité et cette entreprise évoquée ci-dessus et décrite ci-dessous et globalement dans ce blog.  
(je sais, c'est difficile en cette période de retraites mais les bouddhas répondent toujours d'une manière ou d'une autre quand on les appelle, alors j'ai pleinement confiance)

Ceci dans le but de nous aider dans nos pratiques quotidiennes pour alléger notre karma passé et dégager l’espace de notre éveil futur.



Mardi (feu, air): Les purifications, La Prajnaparamita




Toutes les traditions parlent de purifications,
qu'entendons nous par là dans le Bouddha-Dharma ?


Le Bouddha-Dharma est l'enseignement des réalités relatives et Absolue telles que les a découvertes le Bouddha et comme il les a ensuite enseignées, sollicité par de nombreux disciples qu'il n'a pas cherché mais qui voyant ses bienfaits l'ont naturellement suivi (souvent en le sollicitant jusqu'à ce que le disciple soit réellement capable de comprendre l'enseignement dispensé avant cela il est rare qu'un maître authentique nous accepte comme disciple, et c'est pourquoi notre maître est meilleur que le bouddha en bonté car ce dernier nous accepte et s'adapte à nous pour nous faire comprendre ces choses essentielles qui mèneront à la libération de la souffrance).

Quand on parle de purifications selon ces traditions,  qui sont innombrables : partout où le Bouddha est passé, partout où un bouddha (un Éveillé) est apparu...


Hé bien ainsi, on entend par « purifications » toutes les clarifications et la compréhension profonde et juste de quoi donc ?


De nos propres obscurcissements cognitifs, émotionnels,  mais aussi de nos propres actes passés, connus ou ignorés, qui ont été, sont et seront cause de souffrance (pour soi-même et autrui, non séparés) et les moyens de les reconnaître et reconnaître ce qui peut y conduire (pour ne point les commettre à nouveau autant que possible).


Tout ceci sans obsession (mais avec diligence et donc Joie pour ce qui est vertueux, sain et positif authentiquement, et non selon nos concepts), sans attachement ni crainte, mais avec un fervent désir de libérer tous les êtres sans exception de la souffrance et de ses causes et en outre de développer les causes du bonheur durable de l’Éveil omniscient et donc de les y conduire également.

Et cela se fait sans culpabilisation (qui empêche toute purification) mais avec conscience et pleine responsabilité (qui permettent les purifications ou réparations). N'est-ce pas merveilleux ?


Et donc ainsi, dès que l'on peut aussi la purification des actes comprend leur réparation concrète (matérielle selon nos us et coutumes historiques et locaux) et / ou au moins et surtout spirituelle (en aspiration, souhaits, visualisations ou prières).  

Ce dernier point constitue l’entraînement spirituel qui proliférera positivement dans le futur comme tendance karmique positive et qui est la raison des pratique bouddhiques d'accumulations de bienfaits spirituels (en aspiration) et matériels dès que l'on peut le faire de façon authentique (en action éveillée, pour cela pas g'égo et un brin d'omniscience, sinon on reste dans l'action bénéfique ordinaire qui est déjà positive si la motivation est juste).
Bref tout est dans la motivation en fait, notre maître ne nous le répétera jamais assez.

La Prajnaparamita, sera abordé plus en détail la semaine prochaine.

Notez ou vérifiez en attendant, que la Prajna paramita hydraya (qui existe en plusieurs versions jusqu'au boum = cent milles versets) signifie bien en sanskrit «l'essence du cœur de la Perfection de sagesse-connaissante transcendante » en tibétain Shérab nyingpo pareul tout chinpa nyingpo phonétiquement (voilà, avec la sep j'inverse et ne sais plus le dire), donc cette version la plus courte en fait signifie «l'essence du cœur de la sagesse connaissante qui permet de traverser sous entendu l'océan de souffrance jusqu'à l'autre rive, sous en entendu au-delà de la souffrance» cela nous le décortiquons et le comprenons soit via les traductions, et soit avec les explications (loung en tibétain) et démonstrations (tri loung en tibétain) après en avoir reçu les abbisheka (sk) ou wang (tib) (transmission de pouvoir sous entendu «pratiquer correctement, sans compréhension erronée» ) reçus donc de maître racines qualifiés (authentiques et autorisés, détenteurs de ces enseignements et pratiques qui portent leur fruits sans erreur).

En fait, voici déjà  La définition de "Paramita" par Sogyal Rinpoché :
  • Le mot originel pour transcendant est « pâramitâ » (sanscrit), p’aröl tu chinpa (tibétain) signifie atteindre ou traverser l'autre rive (celle de la libération).
    Pourquoi ? Parce que c'est un moyen habile pour atteindre l'autre rive qui est le nirvana, l'état au-delà de la misère. Bien sûr ultimement, le nirvana n'est pas une autre rive, ultimement bien sûr par exemple dans la tradition Sakyapa, (Rinpoché le son est coupé à gauche ! Je n'entends plus qu'Olivier, ... réglage du volume et des basses) quand vous atteignez la réalisation ultime, cela s'appelle KorDé Yerme, c'est dire l'indivisibilité du samsara et du nirvana, mais pour parler plus conceptuellement, nous avons le samsara ici ou plutôt il y a l'océan du samsara, et l'enseignement est comme un navire, les paramitas sont comme le navire qui vous fait traverser cet océan pour vous amener à l'autre rive du nirvana et c'est pour cela que c'est appelé « paramita ». Cela vous fait transcender. Cela amène la transcendance du samsara, de la misère, de la souffrance, cela vous amène au nirvana qui est la paix, qui est le bonheur ultime, durable.
  • Donc ceci fait référence à la fois à la paix qui est atteinte par ceux qui suivent le véhicule fondamental du bouddhisme (hinayana) et aussi à l'état de bouddhéité parfaite. Car quand on parle du nirvana, il y a de nombreux niveaux. Dans le véhicule fondamental, dans le Hinayana, il y a l'état de paix qui est le nirvana, et il y a aussi l'état de bouddhéité complète, les deux sont appelés nirvana en fait. Donc les paramitas sont aussi soutenues par le renoncement et la sagesse qui réalise le non-égo, le non-soi.
C'est pourquoi, tout ce que vous lisez ici (et sur  internet en général) avant de le pratiquer assurez vous de le recevoir d'un maître authentique qualifié. Car ici, mes descriptions et partages (hormis cette définition du mot "paramita") ne sont publiés que pour faire tomber des préjugés et des incompréhensions inter religieuses ou disciplinaires mais ne donnent en aucun cas un enseignement. 
Ce n'est que le partage d'une étudiante-pratiquante qui recommence un parcours complet dans une condition physique nouvelle et qui éprouve le besoin, humain, de partager avec autrui cette expérience, question de trouver quelque part un miroir ou un feed-back. 
Car mon maître racine, à ma connaissance, n'a pas la SEP -et je ne le lui souhaite pas- surtout puisse sa vie être encore ferme et longue en pleine santé et redoublant d'énergie pour diffuser et égrainer le Précieux noble Dharma au cœur des êtres sensibles de toutes contrés. 
Que cette SEP capture et supprime celle de tous les êtres sensibles, y compris celle de tous les bouddhas afin qu'ils ne l'expérimentent pas plus longtemps que l'éclair de leur besoin de connaissance pour aider les êtres, ou purifier à nouveau un karma (car un bouddha continue à œuvrer dans l'éveil pas de retraite cosy, sinon ce n'est plus un bouddha qui œuvre sans effort pour le bien des êtres sensibles).
Et puissé-je aider les êtres dans ce sens aussi, que cette SEP serve à cela dès que je suis Éveillée, sarvamangalam ! 
Les précieux conseils de mon maître s'adressent à tous, même s'ils restent parfaitement valables en cas de SEP aussi et d'autant plus, je dirais même à chaque jour, mais ceci je le redécouvre en ce moment à chaque nouveau souffle de cette nouvelle vie. 
Vous voyez on n'est pas obligé de mourir pour recevoir une nouvelle vie et continuer à purifier d'autant plus son karma passé. 

Emaho! Quelle merveille ! Quel ravissement !!!

Bref, ces enseignements assurez vous de les recevoir de personnes autorisées, ce que je ne suis pas, et ce malgré des années de pratiques et d'études. 
C'est une question de déontologie et de sécurité pour nous tous vous, comprendrez bien, car lorsque certains comprennent de travers les textes sacrés ou les enseignements et les interprètent à leur sauce, on rencontre toutes sortes de fanatismes et sectarismes qui mènent aux guerres et querelles, voire à toutes sortes d'attentats et suicides qui sont forcément des erreurs. 

Et la maladie vient d'une de ces causes d'ailleurs, c'est la conséquence d'actes passés erronés (lesquels je ne peux pas encore le dire. En ce qui me concerne, j'ai quelques intuitions mais sont elles valables ou juste le fruit de trop de télévision ou de cinéma ? lol)

Bref, cela va sans dire mais parfois il est bon de le rappeler.


Soyons donc très attentifs à notre compréhension, et delà à nos pratiques, nos actions, nos pensées, nos paroles (et en matière de parole, avec la SEP c'est pas gagné, les SEPien(ne)s me comprendront ou du moins ceux/celles atteints aux mêmes zones cérébrales, donc intérêt de devenir bouddha avant ou d'ici la prochaine vie, pour ne pas dire "vivement que ce corps et ce cerveau guérissent ou meurent en pleine reconnaissance de la claire lumière et donc en pleine et parfaite dévotion". C'est pourquoi il est bon de cultiver la foi dans notre cas -des maladies chroniques en général- quelle que soit notre tradition ou notre religion, et en ce sens les théistes ont peut être plus de chance et moins de travail que les bouddhistes et les scientifiques, mais pas tous car on peut avoir déjà cette bonne tendance karmique spirituelle et cette confiance innée - bref ceci illustre la discursivité sepienne qui n'aide pas selon le Bouddha-Dharma à moins que je me trompe -car c'est un océan de vagues comme un autre ni plus ni moins- et si un Lama pouvait venir me rassurer ou me dire précisément si je surfe correctement avec ou dessus ce serait le Paradis de Zandok Pelri que je rencontrerais et où je résiderais en réalité), l'attention, l'acuité et la vigilance spirituelles, c'est ce que nous enseigne le Bouddha-Dharma et ce qui constitue la base de toute purification et connaissance justes.


La suite Mardi prochain sur ce même thème pour approfondir.


Vos remarques (ou recadrage, si un Lama ou professeur de sanskrit ou de tibétain vient par ici) et vos questions sont bienvenues pour m'inspirer d'ici là. 

Et si je n'y donne pas suite directement en file de commentaires à ce message, ce sera dans le message de la semaine suivante sur le même thème. 
Sentez vous libres de contribuer à ce blog en toute liberté et en pleine conscience.
Sarvamangalam!
(que tout soit propice à l'éveil complet!)
 

lundi 13 août 2012

Lundi (eau) : la Dynamique

Lundi (eau), je vous avais annoncé ceci : selon inspiration, moyens, énergie, etc, je partagerai avec vous les 4 pensées qui détournent l'esprit du Samsara, la purification du Karma, la compréhension et l'action du karma yoga, le travail en pleine conscience, chaque bon lundi notre engagement en pleine conscience pour toute la semaine. 

Et comme nous sommes en période de vacances :
Omm !!! Dès l'aube en campagne ou en montagne, sentir la fraîcheur des rosées matinales.
Aaahhh !!! se ressourcer dans l'eau claire et fraîche maritime et salée. 
Houng !!! uni à l’esprit de sagesse et compassion du maître parfait, ouvrir son cœur sagement et pleinement.

Cet élément polymorphe qu'est l'eau est essentiel à nos vies. Nous en sommes composés à 99% et l'eau douce pourrait suffire à nous nourrir pleinement en apportant d'autres substances moléculaires indispensables avec elle. 

Comme quand on est sous perfusion dans le coma plus éveillé que d'ordinaire. Ceux qui ont vécu cette expérience comprendront, se rappelleront et comme un yogi sur son rocher évocateur, pourront se relier à cette réalité transcendante de complétude.

C'est delà, du rappel à la nature,  que l'on puisse chaque week-end et chaque jour de labeur dès l'aube cette fraîcheur indispensable pour l'amener en pleine conscience des trois portes (corps, parole, esprit) dans notre action quotidienne au travail, conscients, détachés, libres, ouverts, disponibles, attentifs, vigilants, alertes, paisibles et cependant dynamiques

Ceci est une définition du Karma yoga.

Karma signifie "action" : chaque action est une résultante, elle est faite de sa motivation, son intention et de sa réalisation, mais aussi de ses conséquences en interdépendance avec le monde sur lequel elle a un impact direct ou indirect immédiat ou à plus ou moins long terme. 

Yoga signifie "union" : union de tous les agrégats qui interagissent dans cette union pleinement consciente des agrégats du corps, de la parole et de l'esprit qui crée l'action et en reçoit les effets à plus ou moins long terme directement ou indirectement. 

Toutes nos actions même empreintes de la motivation la plus pure, dans les limites de notre ignorance de la réalité relative globale et à cause de cela, crée de la Souffrance et perpétue donc le Samsara, cette roue de souffrance sans fin de la naissance, de la vieillesse, de la maladie et de la mort, ce mode d'existence névrotique du monde et des êtres ordinaires qui a fait réagir Siddhartha Gautama, jusqu'à ce qu'il devienne Bouddha, Éveillé libre de la souffrance et capable d'en affranchir d'autres. 

Et à sa suite, tous les sages s'engagent et demeurent sur la noble voie pour libérer tous les êtres de la souffrance du samsara. Et comme le Bouddha l'a fait, charité bien ordonnée dirait Jésus-Christ qui en a fait autant face aux pêchers des hommes (dans un Giga Tonglen un Vendredi Saint), il est important, essentiel, primordial, de commencer par soi-même bien entendu. 

Donc pour commencer, réalisons la nature de la souffrance et libérons nous de la souffrance.

Ici des enseignements de Namkhaï Norbu qui pourraient bien expliquer le karma yoga ou chacun de ces points séparés pour commencer. 

D'ailleurs pour commencer quelques Préliminaires :
Avant de commencer une journée de travail, ou toute session d'étude ou de pratique, aux aurores ou au petit matin ; dans un endroit à l'abri des éléments et de la pollution (khumm accrochez vous même avec la SEP pour ça je cours toujours !!! et vous ???) il est bon de commencer par une session (si vous en avez reçu l'initiation d'un maître qualifié) de Yantra Yoga :

Le Yantra Yoga ou Yoga du mouvement
est un yoga de tradition Tibétaine.

Il équilibre le corps, l'énergie et l'esprit.

Les postures et mouvements du corps servent à coordonner et harmoniser notre énergie. Une fois l'équilibre de ces deux niveaux obtenu, il en découle une action effective sur l'esprit.

Chögyal Namkhaï Norbu a commencé à transmettre ce Yoga dans le début des années 70 en Italie. Il l'a lui même reçu de son oncle et de différents maîtres au Tibet.
Dans cette vidéo sont présentés :
- Les 9 Respirations
- Les 5 Tsigjong
- Les 8 Mouvements
- Des Yantras de la 1ère et la 2ème série
 Un blog est consacré à cette discipline  ici.
Rappel pour la méditation (et l'étude en méditation dans l'action) :
  • La posture physique favorise la posture mentale
  • Surtout être à l’aise, ne pas se forcer à rester dans une position inconfortable qui provoque des douleurs
  • Bailler si nécessaire, éternuer si nécessaire (discrètement quand on est en groupe)
  • Laisser passer événements, pensées, émotions, sans les suivre ni accrocher leur wagon 

Bonne semaine, lundi prochain, je partagerai avec vous les quatre pensées qui détournent l'esprit du Samsara

dimanche 12 août 2012

P'tit' Oiseau à la plage

La disparition des moineaux et des abeilles est de mauvais augure, je n'ai pas vu d'abeilles ces derniers temps, mais je fréquente peu les champs.


"Ô Abeilha rainha fais de mim
O instrumento do teu prazer
Sim e de tua gloria... etc"

(dans l'album de 1979: Mel, si je ne me trompe pas ???

Chanté par Maria Bethânia
la sœur de Caetano Veloso)

Mais un petit moineau vient régulièrement me voir à la plage, il ne craint ni les gens, ni les vagues qui viennent parfois très près, ni les mouettes, ni les pigeons.




Alors il est pas beau ce tit'oiseau ????

vendredi 10 août 2012

Étincelle d'éveil : Savoir écouter.

Étincelle d'éveil Karma Detchen du 10 Août 2012,
rappelez vous :


Écouter est un processus bien plus difficile que la plupart des gens ne l'imaginent. Écouter réellement, au sens où les maîtres le comprennent, signifie nous abandonner complètement, oublier toutes les connaissances, les concepts, idées et préjugés dont notre tête est remplie. Si vous écoutez réellement les enseignements, les concepts qui constituent notre véritable obstacle - cela même qui nous sépare de notre vraie nature - s'effaceront lentement et sûrement.

Pour aller plus loin :
Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche
Cf. chapitre 8, page 238







Invitation à la contemplation :

Quelle est la philosophie essentielle du Dalaï-Lama ?

Réponse dans l'étincelle de vendredi prochain.

mercredi 8 août 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 16

Le maître conseille encore :

XVI  
ASHTAVAKRA : Lis ou écoute, mon fils, tous les traités du monde, tu n’en seras pas pour autant dans ta nature véritable, sauf si de ton esprit tu chasses toute chose. ||1||

Vis, agis et observe avec discernement, néanmoins sache que c’est un esprit où n’existent plus de désirs qui fera resplendir la lumière absolue. ||2||

C’est la tension qui rend tout un chacun malheureux, et nul ne sait cela. Heureux celui qui, par cette vision des choses, échappe à toute activité. ||3||

Pourtant celui qui est sensible, dans ses occupations, ne serait-ce qu’à un simple battement de paupières, parce que l’inertie est pour lui un fardeau, obtient la tranquillité, et nul autre. ||4||

« Ceci est accompli et cela ne l’est pas », lorsque l’esprit est libre de toute alternative, il ne se préoccupe plus alors du destin, des richesses, du désir, de la libération. ||5||

Quand on repousse les objets, on s’en détache. On s’y attache à force de les convoiter. Or, ne plus être assujetti au désir ou au renoncement, c’est être ni attaché ni détaché. ||6||

Renoncer et avoir sont les germes du monde sensible, qui dure autant que le désir subsiste. En vérité, l’absence de toute spéculation est un signe. ||7||

Quand on agit, surgit l’attachement. Et quand on n’agit pas, apparaît le dégoût. Soustrait à la dualité, pareil à un enfant, le sage est tout entier dans sa réalité. ||8||

On cherche à s’affranchir du monde, quand on est passionné, par le désir d’échapper aux souffrances. N’avoir plus de passions, en effet, nous soustrait aux souffrances. Plus rien, même dans cette vie, n’est source de blessures. ||9||

Quand des pensées subsistent, même pour la libération, et quand, même pour notre corps, il y a possession, on n’a pas plus de connaissance que de détachement. On a uniquement la douleur en partage. ||10||

Et si Shiva était ton instructeur, ou bien Vishnu, ou même encore Brahmâ, le dieu né du lotus, tu n’en serais pas pour autant dans ta réalité, sauf si de ton esprit tu chasses toute chose. ||11||


Ainsi ont été prononcées
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 16
-
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 17

vendredi 3 août 2012

Étincelle d'éveil : Le sort des dieux.

Étincelle d'éveil Karma Detchen du 3 Août 2012,
rappelez vous :
 
Il est dit que les dieux vivent dans un faste éblouissant, se délectant de tous les plaisirs imaginables, sans accorder l'ombre d'une pensée à la dimension spirituelle de la vie. En apparence tout se déroule pour le mieux, jusqu'au moment où la mort approche et où commencent à apparaître les signes inattendus du déclin. Alors, les épouses et les bien-aimées des dieux n'osent plus les approcher ; elles se contentent de leur jeter des fleurs de loin, tout en faisant quelques prières distraites afin qu'ils renaissent dans le royaume des dieux. Aucun de leurs souvenirs de bonheur ou de bien-être ne peut les préserver de la souffrance qui les assaille ; ils ne font, au contraire, que la rendre plus cruelle. Leur dernière heure venue, les dieux périssent donc ainsi, seuls et dans la détresse.

Le sort des dieux me rappelle la façon dont sont traités aujourd'hui les malades, les personnes âgées et en fin de vie. Notre société vit dans l'obsession de la jeunesse, du sexe et du pouvoir, et nous fuyons ce qui évoque la vieillesse et la décrépitude. N'est-il pas terrifiant que nous abandonnions ainsi les personnes âgées lorsque leur vie active est terminée et qu'elles ne nous sont plus d'aucune utilité ? N'est-il pas alarmant que nous les mettions à l'écart, dans des maisons de retraite où elles meurent seules et oubliées ? 


Pour aller plus loin :
Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche
Cf. chapitre 1, page 40
   



Invitation à la contemplation :

Quels sont les bienfaits d'écouter réellement les enseignements ? 

Réponse dans l'étincelle de vendredi prochain.


mercredi 1 août 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 15

Le Maître répond à nouveau :

XV  
ASHTAVAKRA : C’est grâce à un enseignement subtil que l’on atteint son but, que l’on devient alors conscient de sa nature. Aspirer à connaître, même toute une vie, ne fait qu’exacerber la stupeur intérieure. ||1||

La liberté, c’est se déprendre des objets, et la prison, c’est quand on en garde la saveur. Telle est la connaissance. Et fais ce qu’il te plaît. ||2||

La conscience du vrai fait d’un homme éloquent, plein d’à- propos et de dextérité, un être silencieux, apathique, indolent. Aussi cette conscience est-elle rejetée par ceux qui veulent vivre leurs appétits. ||3||

Ton corps, tu ne l’es pas. Ton corps n’est pas ta possession. Tu n’es pas plus celui qui fait que celui qui possède, ta forme est la conscience, tu es le témoin éternel qui, jamais, n’atteint rien. Va en toute tranquillité. ||4||

Haine et amour sont les piliers de la pensée, mais jamais la pensée n’appartient à ton être. Comme ta nature est conscience, elle est soustraite à l’imagination. Tu échappes à la ronde des formes, va en toute tranquillité. ||5||

Tout ce qui existe est dans l’être, l’être est présent dans tout ce qui existe. C’est ce qu’on sait quand on n’est plus personne, qu’on ne possède rien. Aussi sois toute tranquillité. ||6||

Ce en quoi surgit l’univers comme sur l’océan, des vagues, c’est toi, en vérité, là-dessus, aucun doute. Ta forme est la conscience, tu peux vivre sans fièvre. ||7||

Aie confiance, mon fils, aie confiance. Ne te trouble pas face au monde. La connaissance est la forme propre de Dieu, ton être est au-delà de la nature. ||8||

Le corps, fait de matière, se dresse, et va et vient, tandis que l’être ni ne va ni ne vient, alors pourquoi se désoler ? ||9||

Que le corps vive jusqu’à la fin des temps, ou qu’il s’efface à l’instant même, de quoi s’enrichit, ou de quoi s’appauvrit ton être dont la seule forme est conscience ? ||10||

Ton être est océan sans fin. En lui, les vagues de la vie déferlent ou se résorbent par leur nature propre. Aussi pour ton être, il n’est ni marée ni reflux. ||11||

Mon fils, ton être a comme forme unique la conscience. Pour toi, l’univers est un tout. Alors pour qui, comment et où existerait l’idée de renoncer ou d’avoir ? ||12||

Ton être n’est que permanence et sérénité, rien ne pèse sur lui. Son espace est la conscience seule. Aussi pour lui, d’où viendrait la naissance, et d’où l’action ? Comment pourrait-il être une personne ? ||13||

Dans ce que tu perçois, c’est toi seul qui te montres. L’or est-il différent dans un collier, une parure ou une bague ? ||14||

« Je suis ceci, je ne suis pas cela », renonce à ces répartitions, vois bien que ton être est tout. Libre alors de toute opinion, va en toute tranquillité. ||15||

Pour toi, ton ignorance fait que le monde existe. Or toi seul es réel, au regard de la réalité ultime. Mais tout homme entraîné dans ce monde mouvant n’est pas autre que toi, nul n’est soustrait à ce monde mouvant. ||16||

Ce monde qui n’est qu’errance n’est rien. En avoir la conscience, c’est se soustraire à son hérédité, c’est n’être que lumière, c’est comme posséder la sérénité du rien. ||17||

En vérité, dans l’océan des formes, c’est l’Un qui fut, qui est et qui sera. Pour l’être n’existent ni liberté ni prison. Si tu as fait ce qu’il faut accomplir, va en toute tranquillité. ||18||

Ne trouble pas ton esprit par les images et les idées. Tu es fait de conscience, reste dans la sérénité, demeure en paix dans les bras du bonheur, au plus profond de toi. ||19||

Renonce à poser ton esprit sur les choses en toute circonstance, n’introduis pas de pensée dans ton cœur, tu es l’être, en vérité tu es libre. À quoi bon vouloir spéculer ? ||20||


Ainsi ont été prononcées
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 15
-
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 16

vendredi 27 juillet 2012

Étincelle d'éveil : L'Esprit laissé inaltéré.

Sogyal Rinpoché nous rappelle :

Comme le dit ce proverbe bien connu : « Si l'on ne manipule pas l'esprit, il est spontanément empli de félicité, de la même manière que l'eau, si elle n'est pas agitée, est par nature transparente et claire. » 

Je compare souvent l'esprit en méditation à un récipient d'eau boueuse. Plus nous laissons l'eau reposer sans la remuer, plus les particules de terre se déposent progressivement au fond, permettant à la clarté naturelle de l'eau de se manifester. La nature de l'esprit est telle que si vous le laissez simplement dans son état naturel et inaltéré, il retrouvera sa nature véritable : la félicité et la clarté.

Pour aller plus loin, lire  :
Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Cf. chapitre 5, page 150

 








Invitation à la contemplation : 

Quelle comparaison peut être faite entre la manière dont les dieux et les personnes âgées finissent dans notre société leur vie ?

Réponse dans l'étincelle de vendredi prochain.

mercredi 25 juillet 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 14

Le disciple continue :

XIV  
JANAKA : Quand la vacuité d’esprit est naturelle, qu’aucune exaltation intérieure ne nous emplit d’images, et que notre sommeil est comme une conscience, alors plus rien ne vient nous encombrer l’esprit. ||1||

Que sont les possessions et que sont les amis, que sont aussi les objets qui nous volent, qu’est-ce qu’un ouvrage savant, qu’est-ce que la connaissance quand tout désir a disparu ? ||2||

Quand on sait qu’Ishvara est l’unique témoin et la conscience ultime, quand se libérer de ses liens n’entraîne aucune attente, la libération n’est plus l’objet d’une pensée. ||3||

Celui en qui nulle imagination n’existe, qui se conduit spontanément, et ressemble à un fou, seuls ceux qui ont cette nature sont à même de le comprendre. ||4||


Ainsi ont été prononcées
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 14
-
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 15

lundi 23 juillet 2012

Une école Zen et définition de l'Eveil


Le Zen (dont je ne connais pas toutes les écoles et découvre amicalement celle-ci) et le Dzogchen sont identiques en terme de fruit et d'expériences. Seules leurs méthodes authentiques différent. Chacun doit pouvoir trouver la voie l'école ou le maître qui lui facilitera ce fruit en l'aiguillant sur son chemin.
 
je me permets de reprendre ici le Zoom de Buddhachannel en date du mercredi 18 juillet 2012 sur le Dojo Zen Kwan Um de Paris :

La sangha de l’Ecole Kwan Um s’est installée en France, à Paris en 1996, rue de Lyon, dans le douzième arrondissement.


Les Vénérables Maîtres Zen Bon Yo et Wu Bong furent accompagnées et soutenus par le Grand Vénérable Maître Sueng Sahn Soen-Sa, Patriarche de la lignée de l’Ordre Coréen CHOGYE, et plus haute autorité Fondateur de notre école en Occident.


La communauté de Paris est le Temple Principal de notre école en l’Europe.


Depuis, les Maîtres Bon Yo et Wu Bong y enseignent tous les jours, entourés de leurs proches et disciples, laïques et religieux.


L’héritage de Maître Sueng Sahn, rayonne dans 30 Pays dans le monde, à travers des petites ou grandes communautés qui ensemble pratiquent et font rayonner la beauté de ce Trésor immense qu’est le ZEN.


KWAN UM, le nom de notre Ecole, signifie en coréen « Percevoir le son du monde ».


La pratique au sein de nos temples s’étend à diverses formes :


Les Classes de Sutras (enseignements sur le bouddhisme)

La méditation (zazen) (assise et marchée) quotidienne
Le chant des Soutras et Mantras
Les entretiens individuels d’éveil avec le Maître (KONG AN)
Les enseignements
Les entretiens spirituels avec l’abbé
La vie de la Sangha, organisée au tour de multiples activités et évènements
« Percevoir le son du monde », c’est percevoir sa propre nature ici et maintenant
Le Zen c’est l’Unification.

Le Zen ce n’est pas le rejet du monde mais bien au contraire, c’est la pratique de RECONCILIATION ; d’abord réconciliation avec notre Moi Véritable, rien d’autre que la nature même de Bouddha ; et puis la réconciliation avec le Tout ; tout ce que nous entoure : l’univers et ceux qui le peuplent.


L’éveil n’est pas une fuite de ce monde.

L’éveil est la REVELATION de notre véritable nature, révélation de la nature de l’univers.


vendredi 20 juillet 2012

Etincelle d'éveil : conseil de Ramakrishna.

Dans une "étincelle d'éveil" quotidienne, Sogyal Rinpoché nous propose de nous souvenir de la question suivante à méditer :

Quel conseil nous donne Ramakrishna afin d'atteindre l'éveil en quelques années ?

 
Étincelle d'éveil
Karma Detchen du 20 juillet 2012, rappelle :
 

«Si tu vouais à la pratique spirituelle le dixième du temps que tu consacres à des distractions telles que courtiser les femmes ou gagner de l'argent, tu obtiendrais l'éveil en quelques années.»
 RAMAKRISHNA. 


Pour aller plus loin, lire :
Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort
Nouvelle édition augmentée,
Le Livre de Poche

Cf. chapitre 2, page 59














Invitation à la contemplation :
  
Quelle est l'instruction qui montre à la fois la nature de l'esprit et comment y demeurer ?

  Réponse dans l'étincelle de vendredi prochain

mercredi 18 juillet 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 13

JANAKA continue :


XIII  
JANAKA : Sa propre réalité, dont rien n’a créé l’existence, est difficile à obtenir, même quand on ne porte sur les reins qu’un pagne. C’est lorsque renoncer et avoir n’ont plus de raisons d’être que l’être vit dans la tranquillité. ||1||

Où que ce soit, le corps souffre. La langue, où que ce soit, souffre. C’est en renonçant partout à sa propre pensée que l’on est établi sereinement dans sa réalité. ||2||

Accompli, rien ne saurait l’être. Quand on comprend cela profondément, pour accomplir ce qui à soi se présente, l’être est dans la tranquillité ||3||

Action et non-action n’enchaînent pas la nature des sages qui sont présents dans un corps. L’absence d’union et de séparation fait que l’être est établi dans la tranquillité. ||4||

Sens et non-sens ne viennent pas pour l’être, de la station debout, couchée ou de la marche. Debout, en marche, ou endormi, l’être est tout entier établi dans la tranquillité. ||5||

Endormi, l’être ne perd pas plus qu’actif il ne gagne. C’est lorsqu’avoir et renoncer n’ont plus de raisons d’être que l’être est établi dans la tranquillité. ||6||

Dans l’univers des formes, la perception n’a pas de prise sur la tranquillité. Quand d’innombrables fois on s’en est rendu compte et qu’on s’est écarté de la dualité, l’être est tout entier établi dans la tranquillité. ||7||


Ainsi ont été prononcées Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 13 -
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 14