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vendredi 10 août 2012

Étincelle d'éveil : Savoir écouter.

Étincelle d'éveil Karma Detchen du 10 Août 2012,
rappelez vous :


Écouter est un processus bien plus difficile que la plupart des gens ne l'imaginent. Écouter réellement, au sens où les maîtres le comprennent, signifie nous abandonner complètement, oublier toutes les connaissances, les concepts, idées et préjugés dont notre tête est remplie. Si vous écoutez réellement les enseignements, les concepts qui constituent notre véritable obstacle - cela même qui nous sépare de notre vraie nature - s'effaceront lentement et sûrement.

Pour aller plus loin :
Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche
Cf. chapitre 8, page 238







Invitation à la contemplation :

Quelle est la philosophie essentielle du Dalaï-Lama ?

Réponse dans l'étincelle de vendredi prochain.

mercredi 8 août 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 16

Le maître conseille encore :

XVI  
ASHTAVAKRA : Lis ou écoute, mon fils, tous les traités du monde, tu n’en seras pas pour autant dans ta nature véritable, sauf si de ton esprit tu chasses toute chose. ||1||

Vis, agis et observe avec discernement, néanmoins sache que c’est un esprit où n’existent plus de désirs qui fera resplendir la lumière absolue. ||2||

C’est la tension qui rend tout un chacun malheureux, et nul ne sait cela. Heureux celui qui, par cette vision des choses, échappe à toute activité. ||3||

Pourtant celui qui est sensible, dans ses occupations, ne serait-ce qu’à un simple battement de paupières, parce que l’inertie est pour lui un fardeau, obtient la tranquillité, et nul autre. ||4||

« Ceci est accompli et cela ne l’est pas », lorsque l’esprit est libre de toute alternative, il ne se préoccupe plus alors du destin, des richesses, du désir, de la libération. ||5||

Quand on repousse les objets, on s’en détache. On s’y attache à force de les convoiter. Or, ne plus être assujetti au désir ou au renoncement, c’est être ni attaché ni détaché. ||6||

Renoncer et avoir sont les germes du monde sensible, qui dure autant que le désir subsiste. En vérité, l’absence de toute spéculation est un signe. ||7||

Quand on agit, surgit l’attachement. Et quand on n’agit pas, apparaît le dégoût. Soustrait à la dualité, pareil à un enfant, le sage est tout entier dans sa réalité. ||8||

On cherche à s’affranchir du monde, quand on est passionné, par le désir d’échapper aux souffrances. N’avoir plus de passions, en effet, nous soustrait aux souffrances. Plus rien, même dans cette vie, n’est source de blessures. ||9||

Quand des pensées subsistent, même pour la libération, et quand, même pour notre corps, il y a possession, on n’a pas plus de connaissance que de détachement. On a uniquement la douleur en partage. ||10||

Et si Shiva était ton instructeur, ou bien Vishnu, ou même encore Brahmâ, le dieu né du lotus, tu n’en serais pas pour autant dans ta réalité, sauf si de ton esprit tu chasses toute chose. ||11||


Ainsi ont été prononcées
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 16
-
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 17

vendredi 3 août 2012

Étincelle d'éveil : Le sort des dieux.

Étincelle d'éveil Karma Detchen du 3 Août 2012,
rappelez vous :
 
Il est dit que les dieux vivent dans un faste éblouissant, se délectant de tous les plaisirs imaginables, sans accorder l'ombre d'une pensée à la dimension spirituelle de la vie. En apparence tout se déroule pour le mieux, jusqu'au moment où la mort approche et où commencent à apparaître les signes inattendus du déclin. Alors, les épouses et les bien-aimées des dieux n'osent plus les approcher ; elles se contentent de leur jeter des fleurs de loin, tout en faisant quelques prières distraites afin qu'ils renaissent dans le royaume des dieux. Aucun de leurs souvenirs de bonheur ou de bien-être ne peut les préserver de la souffrance qui les assaille ; ils ne font, au contraire, que la rendre plus cruelle. Leur dernière heure venue, les dieux périssent donc ainsi, seuls et dans la détresse.

Le sort des dieux me rappelle la façon dont sont traités aujourd'hui les malades, les personnes âgées et en fin de vie. Notre société vit dans l'obsession de la jeunesse, du sexe et du pouvoir, et nous fuyons ce qui évoque la vieillesse et la décrépitude. N'est-il pas terrifiant que nous abandonnions ainsi les personnes âgées lorsque leur vie active est terminée et qu'elles ne nous sont plus d'aucune utilité ? N'est-il pas alarmant que nous les mettions à l'écart, dans des maisons de retraite où elles meurent seules et oubliées ? 


Pour aller plus loin :
Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche
Cf. chapitre 1, page 40
   



Invitation à la contemplation :

Quels sont les bienfaits d'écouter réellement les enseignements ? 

Réponse dans l'étincelle de vendredi prochain.


mercredi 1 août 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 15

Le Maître répond à nouveau :

XV  
ASHTAVAKRA : C’est grâce à un enseignement subtil que l’on atteint son but, que l’on devient alors conscient de sa nature. Aspirer à connaître, même toute une vie, ne fait qu’exacerber la stupeur intérieure. ||1||

La liberté, c’est se déprendre des objets, et la prison, c’est quand on en garde la saveur. Telle est la connaissance. Et fais ce qu’il te plaît. ||2||

La conscience du vrai fait d’un homme éloquent, plein d’à- propos et de dextérité, un être silencieux, apathique, indolent. Aussi cette conscience est-elle rejetée par ceux qui veulent vivre leurs appétits. ||3||

Ton corps, tu ne l’es pas. Ton corps n’est pas ta possession. Tu n’es pas plus celui qui fait que celui qui possède, ta forme est la conscience, tu es le témoin éternel qui, jamais, n’atteint rien. Va en toute tranquillité. ||4||

Haine et amour sont les piliers de la pensée, mais jamais la pensée n’appartient à ton être. Comme ta nature est conscience, elle est soustraite à l’imagination. Tu échappes à la ronde des formes, va en toute tranquillité. ||5||

Tout ce qui existe est dans l’être, l’être est présent dans tout ce qui existe. C’est ce qu’on sait quand on n’est plus personne, qu’on ne possède rien. Aussi sois toute tranquillité. ||6||

Ce en quoi surgit l’univers comme sur l’océan, des vagues, c’est toi, en vérité, là-dessus, aucun doute. Ta forme est la conscience, tu peux vivre sans fièvre. ||7||

Aie confiance, mon fils, aie confiance. Ne te trouble pas face au monde. La connaissance est la forme propre de Dieu, ton être est au-delà de la nature. ||8||

Le corps, fait de matière, se dresse, et va et vient, tandis que l’être ni ne va ni ne vient, alors pourquoi se désoler ? ||9||

Que le corps vive jusqu’à la fin des temps, ou qu’il s’efface à l’instant même, de quoi s’enrichit, ou de quoi s’appauvrit ton être dont la seule forme est conscience ? ||10||

Ton être est océan sans fin. En lui, les vagues de la vie déferlent ou se résorbent par leur nature propre. Aussi pour ton être, il n’est ni marée ni reflux. ||11||

Mon fils, ton être a comme forme unique la conscience. Pour toi, l’univers est un tout. Alors pour qui, comment et où existerait l’idée de renoncer ou d’avoir ? ||12||

Ton être n’est que permanence et sérénité, rien ne pèse sur lui. Son espace est la conscience seule. Aussi pour lui, d’où viendrait la naissance, et d’où l’action ? Comment pourrait-il être une personne ? ||13||

Dans ce que tu perçois, c’est toi seul qui te montres. L’or est-il différent dans un collier, une parure ou une bague ? ||14||

« Je suis ceci, je ne suis pas cela », renonce à ces répartitions, vois bien que ton être est tout. Libre alors de toute opinion, va en toute tranquillité. ||15||

Pour toi, ton ignorance fait que le monde existe. Or toi seul es réel, au regard de la réalité ultime. Mais tout homme entraîné dans ce monde mouvant n’est pas autre que toi, nul n’est soustrait à ce monde mouvant. ||16||

Ce monde qui n’est qu’errance n’est rien. En avoir la conscience, c’est se soustraire à son hérédité, c’est n’être que lumière, c’est comme posséder la sérénité du rien. ||17||

En vérité, dans l’océan des formes, c’est l’Un qui fut, qui est et qui sera. Pour l’être n’existent ni liberté ni prison. Si tu as fait ce qu’il faut accomplir, va en toute tranquillité. ||18||

Ne trouble pas ton esprit par les images et les idées. Tu es fait de conscience, reste dans la sérénité, demeure en paix dans les bras du bonheur, au plus profond de toi. ||19||

Renonce à poser ton esprit sur les choses en toute circonstance, n’introduis pas de pensée dans ton cœur, tu es l’être, en vérité tu es libre. À quoi bon vouloir spéculer ? ||20||


Ainsi ont été prononcées
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 15
-
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 16

vendredi 27 juillet 2012

Étincelle d'éveil : L'Esprit laissé inaltéré.

Sogyal Rinpoché nous rappelle :

Comme le dit ce proverbe bien connu : « Si l'on ne manipule pas l'esprit, il est spontanément empli de félicité, de la même manière que l'eau, si elle n'est pas agitée, est par nature transparente et claire. » 

Je compare souvent l'esprit en méditation à un récipient d'eau boueuse. Plus nous laissons l'eau reposer sans la remuer, plus les particules de terre se déposent progressivement au fond, permettant à la clarté naturelle de l'eau de se manifester. La nature de l'esprit est telle que si vous le laissez simplement dans son état naturel et inaltéré, il retrouvera sa nature véritable : la félicité et la clarté.

Pour aller plus loin, lire  :
Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Cf. chapitre 5, page 150

 








Invitation à la contemplation : 

Quelle comparaison peut être faite entre la manière dont les dieux et les personnes âgées finissent dans notre société leur vie ?

Réponse dans l'étincelle de vendredi prochain.

mercredi 25 juillet 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 14

Le disciple continue :

XIV  
JANAKA : Quand la vacuité d’esprit est naturelle, qu’aucune exaltation intérieure ne nous emplit d’images, et que notre sommeil est comme une conscience, alors plus rien ne vient nous encombrer l’esprit. ||1||

Que sont les possessions et que sont les amis, que sont aussi les objets qui nous volent, qu’est-ce qu’un ouvrage savant, qu’est-ce que la connaissance quand tout désir a disparu ? ||2||

Quand on sait qu’Ishvara est l’unique témoin et la conscience ultime, quand se libérer de ses liens n’entraîne aucune attente, la libération n’est plus l’objet d’une pensée. ||3||

Celui en qui nulle imagination n’existe, qui se conduit spontanément, et ressemble à un fou, seuls ceux qui ont cette nature sont à même de le comprendre. ||4||


Ainsi ont été prononcées
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 14
-
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 15

lundi 23 juillet 2012

Une école Zen et définition de l'Eveil


Le Zen (dont je ne connais pas toutes les écoles et découvre amicalement celle-ci) et le Dzogchen sont identiques en terme de fruit et d'expériences. Seules leurs méthodes authentiques différent. Chacun doit pouvoir trouver la voie l'école ou le maître qui lui facilitera ce fruit en l'aiguillant sur son chemin.
 
je me permets de reprendre ici le Zoom de Buddhachannel en date du mercredi 18 juillet 2012 sur le Dojo Zen Kwan Um de Paris :

La sangha de l’Ecole Kwan Um s’est installée en France, à Paris en 1996, rue de Lyon, dans le douzième arrondissement.


Les Vénérables Maîtres Zen Bon Yo et Wu Bong furent accompagnées et soutenus par le Grand Vénérable Maître Sueng Sahn Soen-Sa, Patriarche de la lignée de l’Ordre Coréen CHOGYE, et plus haute autorité Fondateur de notre école en Occident.


La communauté de Paris est le Temple Principal de notre école en l’Europe.


Depuis, les Maîtres Bon Yo et Wu Bong y enseignent tous les jours, entourés de leurs proches et disciples, laïques et religieux.


L’héritage de Maître Sueng Sahn, rayonne dans 30 Pays dans le monde, à travers des petites ou grandes communautés qui ensemble pratiquent et font rayonner la beauté de ce Trésor immense qu’est le ZEN.


KWAN UM, le nom de notre Ecole, signifie en coréen « Percevoir le son du monde ».


La pratique au sein de nos temples s’étend à diverses formes :


Les Classes de Sutras (enseignements sur le bouddhisme)

La méditation (zazen) (assise et marchée) quotidienne
Le chant des Soutras et Mantras
Les entretiens individuels d’éveil avec le Maître (KONG AN)
Les enseignements
Les entretiens spirituels avec l’abbé
La vie de la Sangha, organisée au tour de multiples activités et évènements
« Percevoir le son du monde », c’est percevoir sa propre nature ici et maintenant
Le Zen c’est l’Unification.

Le Zen ce n’est pas le rejet du monde mais bien au contraire, c’est la pratique de RECONCILIATION ; d’abord réconciliation avec notre Moi Véritable, rien d’autre que la nature même de Bouddha ; et puis la réconciliation avec le Tout ; tout ce que nous entoure : l’univers et ceux qui le peuplent.


L’éveil n’est pas une fuite de ce monde.

L’éveil est la REVELATION de notre véritable nature, révélation de la nature de l’univers.


vendredi 20 juillet 2012

Etincelle d'éveil : conseil de Ramakrishna.

Dans une "étincelle d'éveil" quotidienne, Sogyal Rinpoché nous propose de nous souvenir de la question suivante à méditer :

Quel conseil nous donne Ramakrishna afin d'atteindre l'éveil en quelques années ?

 
Étincelle d'éveil
Karma Detchen du 20 juillet 2012, rappelle :
 

«Si tu vouais à la pratique spirituelle le dixième du temps que tu consacres à des distractions telles que courtiser les femmes ou gagner de l'argent, tu obtiendrais l'éveil en quelques années.»
 RAMAKRISHNA. 


Pour aller plus loin, lire :
Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort
Nouvelle édition augmentée,
Le Livre de Poche

Cf. chapitre 2, page 59














Invitation à la contemplation :
  
Quelle est l'instruction qui montre à la fois la nature de l'esprit et comment y demeurer ?

  Réponse dans l'étincelle de vendredi prochain

mercredi 18 juillet 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 13

JANAKA continue :


XIII  
JANAKA : Sa propre réalité, dont rien n’a créé l’existence, est difficile à obtenir, même quand on ne porte sur les reins qu’un pagne. C’est lorsque renoncer et avoir n’ont plus de raisons d’être que l’être vit dans la tranquillité. ||1||

Où que ce soit, le corps souffre. La langue, où que ce soit, souffre. C’est en renonçant partout à sa propre pensée que l’on est établi sereinement dans sa réalité. ||2||

Accompli, rien ne saurait l’être. Quand on comprend cela profondément, pour accomplir ce qui à soi se présente, l’être est dans la tranquillité ||3||

Action et non-action n’enchaînent pas la nature des sages qui sont présents dans un corps. L’absence d’union et de séparation fait que l’être est établi dans la tranquillité. ||4||

Sens et non-sens ne viennent pas pour l’être, de la station debout, couchée ou de la marche. Debout, en marche, ou endormi, l’être est tout entier établi dans la tranquillité. ||5||

Endormi, l’être ne perd pas plus qu’actif il ne gagne. C’est lorsqu’avoir et renoncer n’ont plus de raisons d’être que l’être est établi dans la tranquillité. ||6||

Dans l’univers des formes, la perception n’a pas de prise sur la tranquillité. Quand d’innombrables fois on s’en est rendu compte et qu’on s’est écarté de la dualité, l’être est tout entier établi dans la tranquillité. ||7||


Ainsi ont été prononcées Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 13 -
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 14

vendredi 13 juillet 2012

Rentrée : programme du blog Karma Detchen

Bonne journée des Dakini !

En leur honneur,
pour nous aider humains compliqués ou complexes,


Des "libellés" permettent désormais de classer les messages "par thèmes" afin de faciliter vos recherches.

Et voici le Nouveau plan de publications hebdomadaires de Karma Detchen :

  • Lundi (eau) : à voir... (pour l'instant c'est selon inspiration, moyens, énergie, etc) je partagerai avec vous les 4 pensées qui détournent l'esprit du Samsara, la purification du karma, compréhension et action du karma yoga, le travail, comme un bon lundi notre engagement en pleine conscience.
  • Mardi (feu, air): à voir... (pour l'instant c'est selon inspiration, moyens, énergie, etc), a priori ce sera plutôt consacré aux thèmes suivants : les purifications, la  Prajnaparamita, posez vos question en commentaire, elles seront traitées en commun au bénéfice de tous.
  • Mercredi (espace): enseignements pré-bouddhiques qui ont inspirés ou guidés le Bouddha historique et l'ont poussé à réfléchir, jusqu'au  20 septembre 2012, après je présenterai à nouveaux les enseignement de Base sur ce qu'est la méditation ou commenterai vos questions ou traduirai de nouvelles interventions d'Eric et autres étudiants sur son site anglophone, selon ce que nous enseigne Sogyal Rinpoché, puis ces dix étapes rappelées, je vous présenterai des enseignements Théravadha (d'origine Pali, Dhamma, Dhammapada) puis le Vinaya laïc et monastique car le mercredi est le jour des enfants et des moines.
  • Jeudi (feu) : jour consacré à la forêt, aux pratiques médicales (Sangyé Menlha, Tara, Vajrasattva, Gourou Rinpoché de médecine) et donc aux bonnes nouvelles concernant les traitements dans l'avancée scientifique, les bonnes astuces pour faire face à la SEP, et discussions en fonction des demandes et des idées de chacun (pour l'instant c'est selon inspiration, moyens, énergie, etc), a priori ce sera plutôt consacré aux thèmes que je viens d'indiquer.

  • Vendredi (terre, métal, air, feu) : "chéri(e) c'est vendredi" je mettrai donc à l'honneur les étincelles d'éveil, car cette année nous fêtons les 20 ans du Livre Tibétain de la Vie et de la Mort, traduction de passages du blog anglophone qui lui est consacré.
  • Samedi (eau) : ha c'est le jour des sirènes, des sardines, de la mer, des initiations, des ouvertures, des commencements de la créativité... les créations et initiations du moment seront à l'honneur... (pour l'instant c'est selon inspiration, moyens, énergie, etc), a priori ce sera plutôt consacré aux thèmes que je viens donc d'indiquer.

  • Dimanche (feu) : jours des Arts de la Créativité et de la Nature, photo de méditation en randonnée ou de vues sous-marines Gourou Yoga en lâchant Kumbakha :)) donc surprises  (pour l'instant c'est selon inspiration, moyens, énergie, etc) et a priori ce sera plutôt consacré aux thèmes que je viens donc d'indiquer.
Le principe d'un blog contrairement à un site web, est l'interaction avec des lecteurs, aussi je vous invite à faire des propositions en postant un commentaire, même de façon anonyme, afin que ce blog vous soit utile ce retour est aussi utile à la poursuite de ce blog, que vous soyez des pratiquants spirituels ou pas que vous ayez la SEP ou pas

Car si ce blog ne sert à personne autant le clôturer, la pratique (intégrée au quotidien avec la SEP) et l'étude (qui permet de clarifier et comprendre tous ces phénomènes vécus) ne me laisseront jamais désœuvrée, n'ayez crainte. 

Cela libérerait de l'espace sur le web ?
(pour quel usage ? c'est une autre question, poubelle web ? ce blog est-il une poubelle, ma poubelle ? )

Merci d'être clair à ce sujet aussi,
faut-il lancer un vote, ou un sondage ?


Merci pour vos visites et votre attention.

Ceci dit les Dakinis n'en font qu'à leur têtes et volent partout dans l'espace de tous les possibles :)) ayant des difficultés à marcher puissè-je dans cet espace agir et servir à leur suite.
Karma Detchen Lhamo

jeudi 12 juillet 2012

Méditation : Les Cinq premières étapes.


L'une des questions les plus fréquentes qui surgissent chez les méditants débutants est quelque chose comme : " bien que je veuille établir une pratique de méditation quotidienne régulière, je commence bien au début, mais après un certain temps cela se délie et ne vient plus que de loin en plus loin. Que puis-je faire? "

Je me permets de traduire ici (avec votre indulgence), en bleu et quelques emphases colorées des propos d'Eric Solomon postés sur son blog-site whatmeditationreallyis.com en date du
24 Avril 2012 08:54 et en insérant de cette couleur verte des commentaires relatifs à la méditation avec la maladie quelle qu'elle soit et en particulier avec la SEP comme support d'éveil.  

En fait, il n'est pas si difficile de mettre en place un mode de vie habituel de méditation, mais cela prend un peu de temps à construire de manière pérenne. 

En suivant ces cinq étapes faciles, notre pratique de la méditation va progressivement devenir une habitude sans effort. Cela est Garanti ! je confirme et signe ! 


1. Obtenir l'humeur propice à la méditation dès que nous nous réveillons


 Nos premières pensées de la journée peuvent avoir une énorme influence sur notre humeur du jour. Donc, nous voulons nous poser  du côté méditatif du lit.Par conséquent, dès que nous nous réveillons, avant même de sauter hors du lit, nous pouvons réfléchir sur les qualités d'une pratique régulière de la méditation. Visualisez ou imaginez notre première séance de méditation de la journée, quand et où elle se déroulera. C'est ce qu'on appelle "créer l'ambiance de la méditation" (ou "créer l'environnement intérieur de la méditation", ceci est en effet essentiel ! Vous verrez, qu'à force, cela deviendra un réflexe, au début il faut peut être y penser, ou si vous avez un lecteur mp3 programmable en réveil endormez vous avec, par exemple, votre motivation ou votre engagement et vos souhaits pour la journée qui vont ainsi vous réveiller, puis écouter un enseignement évocateur, cela met de bonne humeur pour la journée en plus, quelles que soient les circonstances).

 2. Créer l'Habitude à mettre en place lentement

 Un des plus grands défis consiste à établir une pratique quotidienne et régulière. Les gens commencent souvent avec les meilleures intentions du monde, mais la vie semble en quelque sorte intervenir et tout à coup on peut se rendre compte qu'une semaine ou deux a passé et notre enthousiasme et notre diligence se sont complètement évaporés. Nous venons de méditer mais pas tant que ça, encore une fois ! Arrrrrgh. 

Ce qui se passait pour moi, souvent, nous dit Éric Solomon, c'est que je voulais me faire toutes sortes de promesses  telles que "je médite tous les jours pour un temps très long". 

Alors il m'arrivait de travailler pendant un certain temps et puis, lentement, de méditer pour de courtes périodes de temps ou sauter un jour par ici et par là jusqu'à ce que finalement ma pratique devienne plus quotidienne et, quand je n'avais pas trouvé le temps de méditer, j'étais assez inquiet tout le temps. 

Reconnaître la différence entre  la méditation que je voulais faire et combien j'avais pu faire, a été une étape importante. Je me comportais comme si j'étais dans un sprint, mais en fait, je courrais dans un marathon si longtemps que cela pouvait durer toute ma vie. Ce marathon tout au long de ma vie avait manifestement besoin d'une approche différente. 

Puis, j'ai commencé par prendre un engagement avec moi-même (à nouveau) "que je médite tous les jours", mais au lieu de promettre de le faire pour le reste de ma vie je m'engage à le faire "pour un certain nombre de jours".  

Je me suis également engagé "dans un certain nombre de minutes que j'étais sûr de pouvoir effectivement faire chaque jour", peu importe combien. Si j'avais plus de temps ou avais été inspiré, je pouvais faire plus, mais je n'ai jamais baissé en dessous de mon minimum. (et tout cela, notez bien, est valable pour n'importe quelle promesse, comme par exemple faire du vélo, de la natation, un sevrage ou une nouvelle habitude bénéfique à prendre.) 

Quel fut mon minimum? Deux minutes.  

Combien de jours ai-je promis de faire mes misérables deux minutes ? Trois jours.

DONC Deux minutes par jour pendant trois jours. Il n'y a personne qui ne puisse le faire. (et personnellement, avec la SEP, je recommence tout ce parcours comme dans une nouvelle vie en fait, car j'ai comme un nouveau corps, de nouvelles perceptions etc, et je peux dire que c'est devenu pour l'instant mon minimum de pratique sans support avant la torpeur neuropathique traitée par le repos, car réciter un mantra, et même refaire une Session d'Expiration-inspirations Purificatrices,  ne suffisent pas : seul le repos tête dans l'oreiller en écoutant le silence ou Rinpoché reste le meilleur support, même si observer le souffle ou une image et réciter un mantra, comme aussi observer les sensations et voir leur nature, ne sont efficace avec la SEP qu'après un réel repos et dépôts dans la Vue.) Youp, même si je ne  pouvais faire que ça.  

Au bout de trois jours j'ai pris un nouvel engagement, encore deux minutes pour trois jours (ce n'est pas plus  différent qu'une prise progressive d'un médicament auquel le corps, la parole -énergie- et l'esprit auront besoin de s'accoutumer pour rester lucide malgré tout, malgré la maladie et les traitements. NB : nos agrégats peuvent être impactés par la maladie mais notre conscience pure reste toujours claire, et la méditation, la non méditation surtout,  permet d'y demeurer même si les apparences sont autres.). 

Donc, lentement, je l'ai construit. Bientôt j'accomplisais trois minutes chaque jour pendant quatre jours. Puis cinq minutes par jour. Et ainsi de suite. J'ai augmenté la quantité lentement.  

Après un certain temps je n'ai plus eu besoin de m'engager à un certain nombre de jours. Et cela pendant plusieurs mois où je méditais tous les jours. Cette habitude a continué de croître, même après que j'ai eu un événement stressant, avec un très grand nombre d'heures par jour de travail à la Silicon Valley, nous dit encore Éric Solomon. Maintenant, je n'ai plus tellement à penser à ce point. Il a fallu des années, mais je n'ai jamais plus manqué une journée et je ne me sens pas entièrement satisfait tant que je n'ai pas fait mon minimum chaque jour. (Personnellement, j'appelle cela de la "dépendance" ou de la "dualité", mais en matière de méditation, vous verrez que cela se dépasse lorsqu'on atteint le niveau de la non méditation : quand la méditation n'est plus ce que l'on fait ou ce dont on a besoin, mais ce que l'on est, c'est à dire la non dualité méditative, le non soi ou le non ego, si vous préférez, on ne peux plus se sentir insatisfait car on a intégré naturellement cette habitude qui ne souffre plus d'aucun obstacle). 

Donc, nous commençons avec un nombre de minutes possibles de méditation où nous promettons de ne pas faire n'importe quoi. Bien que le temps de la journée puisse varier, la plupart des plus grands méditants à travers les siècles ont recommandé de méditer le matin (bien reposé, "réveillé éveillé, éveillé réveillé" comme dit Rinpoché,  pour ne pas tomber dans la torpeur due à la fatigue neuropathique, donc en méditation, surtout avec la SEP il est primordial de respecter les pauses aussi, quitte à faire des micro-siestes durant une session donnée de méditation si on médite longtemps en tant qu'ancien méditant nouvellement atteint de SEP)

Ainsi, par exemple, nous pourrions faire jusqu'à trois minutes par jour pendant trois jours, puis, pour nous assurer que nous avons le temps, régler l'alarme pour se réveiller 5 minutes plus tôt. Nous ne manquerons pas des cinq minutes de sommeil (mais se coucher 5 minutes plus tôt la veille est aussi plus sûr, avec la SEP il faut prévoir plus de repos, mais ne vous en faites pas : le temps c'est relatif voire subjectif) et nous pouvons utiliser ce temps supplémentaire pour faire nos trois minutes. 

Maintenant, nous avons un engagement de méditation et du temps supplémentaire dans notre journée pour le faire ! 

Peu à peu, nous pouvons augmenter le nombre de minutes pour lesquelles nous nous engageons à méditer et sur combien de jours l'engagement va durer. Si nous trouvons que la longueur de temps pour laquelle nous nous sommes engagés est un peu exagérée, à la fin de notre nombre de jours promis, nous pouvons ajuster le nombre de minutes à la baisse. C'est pourquoi il est bon, surtout au début, de s'engager dans notre pratique quotidienne seulement pour un nombre de jours courts (3-5) à la fois.  

Puis c'est à la fin de la période que nous pouvons renouveler notre engagement. Renforcer l'habitude de faire une promesse à soi-même que nous pouvons effectivement garder donne de l'élan positif vers une pratique de méditation au long cours. 

3. Créer un espace Cosy :

Il est important de créer un environnement que nous aimons pour s'asseoir dedans, quelque chose qui inspire notre pratique. Ce pourrait être juste un coin de notre chambre avec une simple bougie ou d'une photographie de la nature inspirante.  

Nous devrions avoir un coussin de méditation vraiment confortable ou une chaise qui nous soutient confortablement nous quand nous méditons (expérience personnelle, le meilleur coussin sepien de méditation que j'ai trouvé est la mer !).  

Le mieux est que nous aménagions un endroit spécial en réservant cet espace seulement pour notre méditation. Mais même si nous n'avons pas beaucoup de place dans notre maison (ou notre yourte ou notre caravane ou notre mobilehome ou notre keshua), nous pouvons avoir une table pliante ou un plateau de lit que nous organisons de façon inspirante pour notre pratique. L'idée est de faire une place où nous voulons passer du temps à l'intérieur et que, juste en étant assis là, cela suffise à nous ramener naturellement à l'état de méditation. 

4. Écouter un enseignement inspirant  :


Il s'agit d'un morceau (audio ou vidéo,)  de conseils que Sogyal Rinpoché répète encore et encore (voire une lecture ou une Tangkha, pardon mais je pense toujours à la surdité qui ne doit plus être un obstacle, et avec l'âge cela arrive plus vite que l'on pourrait s'y attendre).  

Aujourd'hui, il y a des causeries enregistrées encore plus incroyables sur la méditation que nous pouvons raisonnablement écouter en une seule vie. Certes, chacun de nous a un ou deux coups de cœur, qui nous permettent d'être à l'écoute et nous font entrer dans l'état de non-distraction, ou du moins nous met dans l'ambiance propre à méditer.  

Ce sont les discussions que nous devrions écouter encore et encore. Nous devrions écouter un enseignement inspirant aussi souvent que nous le pouvons. Peut-être que vous avez l'espace dans votre vie pour le faire déjà, par exemple, ce pourrait être dans le bus, dans le métro ou pendant les déplacements du matin dans la voiture, ou en faisant des tâches ménagères quotidiennes. Ceci est particulièrement utile lorsque nous sommes au plus bas ou avec une difficulté pour se motiver à méditer.

 J'ai une liste personnelle de favoris et ils fonctionnent comme un charme pour réveiller mon désir ardent de méditer. Malheureusement, je m'ennuie à écouter le même l'enseignement même le plus étonnant encore et encore et j'ai donc une immense bibliothèque de centaines d'heures d'enseignements que j'ai acquis au fil des ans à choisir. Lentement, je les fais défiler. Au moment où je reviens à un vieux favori, il y a toujours quelque chose de nouveau que je n'ai pas eu la dernière fois.

5. A la fin de la journée Célébrer et Apprécier : 


Trop souvent, nous sous-estimons les progrès que nous faisons en méditation, plutôt que de les apprécier. Nous avons immédiatement un penchant au mécontentement, en se concentrant sur tous les moyens qui nous viennent à court, plutôt que d'apprécier ce que nous avons pu accomplir. Pas étonnant que nous puissions si facilement perdre tout intérêt pour la méditation ! 

Au lieu de cela, nous pouvons construire un buzz autour de notre énergie positive de pratique de la méditation. Si nous avons le temps, nous pouvons faire une autre séance de méditation, même si ce n'est que pour une minute ou deux. Mais peu importe, cela peut même tout aussi bien être mettre notre tête sur l'oreiller pour la nuit, nous devrions nous y prendre ainsi : 

 Prendre donc quelques instants à la fin de la journée. Réfléchir sur la façon dont, en dépit d'une vie passée à courir la plupart du temps après la distraction, nous avons passé un peu de temps à méditer. Célébrer et apprécier le temps où nous avons médité. Alors, imaginons le faire à nouveau le lendemain, renouvelons notre promesse s'il est encore temps et amusons-nous !


Merci à Eric pour son témoignage d'expérience, souhaitant n'avoir pas trop déformé ses propos via ma traduction.


Puisse ce message servir au plus grand nombre comme par exemple les personnes pressées...




...même s'il est adapté aux yogi sépiens et yogini sépiennes (très occupés par la fatigue de cette maladie en plus de leur vie ordinaire laïque professionnelle sociale et familiale) qui souhaitent pouvoir surfer sur la SEP via la Méditation et transcender cet état illusoire qu'est la maladie, car cette vie duelle dans la matière chérie peut être transformée en cause ou source ou support d’Éveil, selon notre motivations et notre chemin.

Le But (l’Éveil) est le Chemin (la SEP).
Lam khyer (transformer bonheur et souffrance en Éveil).
Sagesse Eveillée Primordiale.

mercredi 11 juillet 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 12

Ainsi, l'élève intègre les paroles du maître :

XII  
JANAKA : Tout d’abord insensible aux mouvements du corps, puis insensible au déploiement des mots, et enfin insensible aux pensées, voilà comment en vérité réel est l’être. ||1||

L’absence d’émotions et l’absence de perceptions font que le cœur reste dans son intégrité, au sein du mouvement. Voilà comment en vérité réel est l’être. ||2||

Quand tout provoque notre dispersion, la vie nous pousse à l’unité, c’est cette force qu’il faut voir, voilà comment en vérité réel est l’être. ||3||

Quand renoncer et avoir n’ont plus de raisons d’être, quand n’existent plus ni exaltation ni chagrin, ô Maître, alors en vérité c’est bien ainsi que réel est l’être. ||4||

Avoir une fonction ou ne pas en avoir, méditer ou être affranchi de son activité mentale, quand on voit que ce sont des concepts, alors en vérité, c’est bien ainsi que réel est l’être. ||5||

Entreprendre une action ou bien s’en abstenir, cela provient de l’ignorance, c’est lorsqu’on est conscient, vraiment, de cette vérité qu’alors réel est l’être. ||6||

Se risquer à penser l’impensable, c’est encore épouser la forme d’une pensée. C’est en renonçant à cette fiction qu’en vérité réel est l’être. ||7||

Celui qui agira dans cette perspective pourra alors toucher au but, celui dont la nature sera telle pourra alors toucher au but. ||8||


Ainsi ont été prononcées Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 12 -
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 13