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mercredi 22 août 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 18

XVIII  
ASHTAVAKRA : Celui en qui soudain toute illusion devient un rêve, quand surgit la conscience, sa seule forme est la tranquillité, et je salue en lui lumière et sérénité. ||1||

Posséder toute chose multiplie les bonheurs, mais nul n’accède à la tranquillité s’il ne renonce à tout. ||2||

Avoir à agir est douleur, c’est un soleil ardent qui consume son être. Et d’où pourrait venir la tranquillité sinon des flots de nectar de la sérénité ? ||3||

Ce que tu vois n’est que fiction, rien n’existe au regard de la réalité ultime. Qui est dans sa nature véritable ne peut pas ne pas être: il fait surgir et l’existence et le néant. ||4||

Ce n’est ni en allant au bout du monde, ni en se repliant sur soi que l’on atteint sa vraie nature, on ne peut pas la concevoir, elle n’exige aucun effort, et comme elle est sans forme, rien ne peut l’affecter. ||5||

Il suffit que l’illusion cesse, pour être dans sa vraie nature, pour que, toute souffrance disparue, notre regard soit vierge de tout voile. ||6||

Le monde n’est que fiction, l’être est à jamais libre. Sachant cela, l’homme éclairé peut-il encore se comporter avec la fougue d’un enfant ? ||7||

Nous sommes la conscience. Existence et néant, ce sont des artifices. Voir cela clairement, c’est être sans désirs. Que reste-t-il alors à savoir, à dire, à faire ? ||8||

« Je suis ceci, je ne suis pas cela », chez l’homme détaché ces idées disparaissent. Il sait très clairement que la conscience est tout : il est alors silence. ||9||

N’existent ni unité ni dispersion, ni nuit ni illumination, n’existent ni douleur ni plaisir pour l’homme détaché, totalement serein. ||10||

Qu’il soit mendiant ou roi, qu’il ait tout ou n’ait rien, dans la foule ou dans la forêt, comme sa nature intérieure est vide de pensées, aucune différence n’existe pour l’homme détaché. ||11||

Toutes ces idées de devoir, de désir, de richesse, de discrimination, où sont-elles, pour lui désormais affranchi de toute alternative ? ||12||

En vérité pour lui rien n’est à accomplir, en lui rien n’affecte son cœur, ici-bas il s’accorde pleinement à la vie sans en être l’esclave. ||13||

Que reste-t-il de l’incertitude et du monde? Y renoncer, s’en affranchir n’existent plus pour qui se tient à la lisière des pensées. ||14||

Que celui qui perçoit le monde pense qu’il n’a pas d’existence. Soustrait aux contingences, que reste-t-il à faire ? Aucune perception n’en est une. ||15||

Celui qui perçoit la conscience ultime, qu’il pense : je suis cette conscience. À quoi penser, quand on est au-delà des pensées et qu’on ne perçoit nulle dualité ? ||16||

Celui qui perçoit sa propre dispersion fait tout pour qu’elle cesse. Quand on est au-delà des choses, il n’y a plus de dispersion, plus rien n’est à atteindre. Pourquoi agir alors ? ||17||

Un sage, même si sa conduite est celle de chacun, ne perçoit pour lui-même, à la différence d’autrui, ni unité ni dispersion ni rien qui puisse l’affecter. ||18||

Présence et absence disparaissent pour qui est conscience, être et béatitude. Il n’accomplit en vérité aucune action, même si pour autrui il se dépense sans compter. ||19||

Qu’il joue un rôle ou n’en joue pas, un sage n’éprouve aucune tension. Il est totalement dans la tranquillité quand il fait ce qui se présente à lui. ||20||

Quand rien ne nous affecte, qu’on ne s’appuie sur rien, qu’on agit librement, affranchi de contraintes, poussé par le vent de la vie, on se meut, pareil à la feuille morte. ||21||

Quand on n’est plus soumis au mouvement perpétuel des choses, il n’est nulle part ni exaltation ni chagrin. L’esprit demeure immuablement silencieux, on apparaît comme sans corps. ||22||

Nulle part aucune envie de renoncer n’existe, aucune perte n’existe, nulle part. le sage qui s’en tient à lui-même, est lumière et silence. ||23||

Simplement son esprit est vide de pensées, il agit naturellement comme un homme ordinaire, sans que pour lui n’existent ni humilité ni orgueil. ||24||

« C’est mon corps qui agit, et non ce que je suis que rien n’affecte. » C’est en faisant barrage à pareille pensée que même en agissant on n’accomplit aucune action. ||25||

On agit sans le dire, sans pour autant être un enfant. Rien de la vie alors n’est une entrave, on est lumière et tranquillité, même en suivant le cours des choses. ||26||

Quand on a épuisé tous les raisonnements possibles, et que toute action est tarie, plus rien ne reste à concevoir, à connaître, à écouter, à percevoir. ||27||

Quand unité et dispersion ne sont plus désir de liberté et double de soi-même, quand on voit clairement que le monde est fiction, l’esprit demeure à jamais conscience. ||28||

Celui en qui subsiste une personne est soumis à l’action même s’il n’agit pas. L’action du sage affranchi de lui-même est une non-action. ||29||

Sans agitation, sans exaltation, sans mouvement, sans tensions, sans connaître ni désirs ni doutes, tel apparaît l’esprit d’un homme libre. ||30||

Contempler ou même agir, quand la pensée s’en abstient, c’est qu’aucun motif ne l’y pousse, pourtant elle contemple et elle agit. ||31||

L’homme ordinaire, en écoutant la vérité, n’obtient qu’aveuglement, mais le sage, qui se retire en lui-même, ressemble à un aveugle. ||32||

l’unité ou la liberté, les aveugles en font leur but fébrile. Les sages ne perçoivent rien à accomplir, ils reposent en eux, comme endormis. ||33||

Ce n’est pas plus en s’abstenant d’agir qu’en redoublant d’effort qu’on s’affranchit de tout rôle : c’est être aveugle. Un homme éclairé, par la simple conscience de la réalité, s’affranchit de tout rôle. ||34||

Ce que nous sommes est transparence, conscience, amour et plénitude, et ne se confond pas avec le monde matériel, rien jamais ne l’affecte, c’est ce qu’ignorent les êtres obnubilés par leurs efforts. ||35||

La liberté échappe à l’homme aveugle dont les actions ne sont qu’efforts. Heureux celui qui se rend libre par le seul jeu de sa conscience, hors de tout activisme. ||36||

La vraie réalité échappe à l’homme aveugle, car il a le désir de s’incarner en elle. Le sage est sans désirs, aussi partage-t-il ce qu’il est avec la conscience ultime. ||37||

Privés de fondements, cherchant à posséder, les hommes aveugles alimentent le cours sempiternel des choses qui repose sur l’irréalité. L’être lucide en tranche la racine. ||38||

Et la sérénité, jamais on ne l’obtient, précisément parce qu’on la veut. C’est la totale perception de la réalité qui nous assure en toute circonstance la sérénité de l’esprit. ||39||

Celui qui se repose sur sa propre vision, comment peut-il percevoir sa nature réelle ? L’homme éclairé ne perçoit ni ceci ni cela, il perçoit seulement sa nature immuable. ||40||

Comment un homme aveugle pourrait se libérer, en s’acharnant sans cesse à vouloir s’affranchir ? C’est lorsqu’on s’en tient à soi-même que la libération est spontanée. ||41||

On peut penser que quelque chose existe, on peut penser qu’il n’y a rien, c’est en ne pensant ni ceci ni cela que l’on atteint à la tranquillité. ||42||

«Penser» que notre vraie nature n’est par rien affectée, est affranchie de la dualité, quel manque de discernement! La confusion nous aveugle, et pour toute la vie, nous sommes prisonniers d’un rôle. ||43||

Chercher à se libérer rend la conscience esclave d’un objet. Quand on est libre, la conscience est affranchie de désirs et d’objets. ||44||

Quand nous découvrons que les objets sont des tigres, nous cherchons, affolés, un refuge. Nous fuyons aussitôt dans des grottes pour tenter d’obtenir détachement et unité. ||45||

Mais quand ils voient que nous sommes des lions impavides, ces objets aux dents longues s’enfuient impuissants et nous servent sans pouvoir nous flatter. ||46||

Ce qui provoque la libération, ce n’est ni l’absence de désirs, ni non plus un esprit détaché, c’est demeurer parfaitement tranquille quand on voit, entend et touche, quand on sent et quand on mange. ||47||

Quand on est pure conscience, que rien ne peut nous troubler, la simple évocation de la réalité ne nous fait juger ni en bien ni en mal, ni ne nous laisse neutres. ||48||

Un juste accomplira ce qui se présente à lui, que ce soit bien ou mal. En un sens, en effet, c’est comme un enfant qu’il agit. ||49||

De lui-même, il atteint à la tranquillité, de lui-même, il obtient l’ultime, de lui-même, il s’affranchit de tout rôle, de lui-même, il devient lui-même. ||50||

Ce que nous sommes n’est ni l’acteur ni le bénéficiaire de nos actes. Lorsque nous le concevons par nous-mêmes, tous les aspects de la pensée sont réduits à néant. ||51||

Naturelle et sans limites apparaît la présence d’un sage, tandis que la sérénité d’un être aveuglé, dont la pensée est liée au désir, demeure artificielle. ||52||

Se mêler aux réjouissances ou se retirer dans des grottes, un homme éclairé peut le faire, parce qu’il n’a pas de préjugés. Rien ne l’enchaîne, il est libre dans sa conscience. ||53||

Qu’à sa vue et qu’à son respect se présentent un savant, une divinité, un lieu saint, une femme, un roi ou un être cher, son cœur n’est embué par rien. ||54||

Qu’enfants, serviteurs, épouse, neveux, membres de sa famille, aient sur lui des propos moqueurs, un homme détaché n’en est pas le moins du monde affecté. ||55||

Il est heureux sans l’être, et s’il est affligé, c’est néanmoins sans l’être. Cet état surprenant, seuls peuvent le connaître les êtres semblables à lui. ||56||

La nécessité de l’action appartient au monde mouvant, mais lui n’en a aucune perception. Vide d’images, il n’en conçoit aucune. Vide de toute forme, rien ne peut l’affecter. ||57||

Même s’il n’agit pas, un homme à la pensée confuse reste en agitation perpétuelle, tandis qu’un homme adroit, même en accomplissant ce qu’il doit faire, demeure imperturbé. ||58||

Tranquille, il est assis ; tranquille, il est couché; tranquille, il va et il vient ; tranquille, il parle ; tranquille, il mange. C’est ce que vit, dans la réalité courante, un esprit plein de sérénité. ||59||

Celui qui, grâce à ce qu’il est, ne connaît aucun trouble, tout en vivant la vie de tous, rien ne peut l’endeuiller, il est calme comme un grand lac. ||60||

Chez un homme aveuglé, même la non-action semble une activité, tandis que chez un sage, même l’activité est signe de non-action. ||61||

Chez l’un, se détacher des possessions apparaît manifeste, tandis que dans le corps de l’autre, où tout désir a disparu, on chercherait en vain et la passion et le détachement. ||62||

Attachée à ne pas susciter de pensées est chez le premier, à chaque instant, la conscience. Mais c’est en suscitant ce qu’il y a à penser que la conscience, chez celui qui est dans sa réalité, est dépourvue de toute forme. ||63||

Quand on entreprend tout sans désirs, avec l’innocence qu’on rencontre chez les enfants, rien sur nous n’a de prise et rien ne nous affecte, même en accomplissant l’action. ||64||

Heureux en vérité qui se connaît lui-même! Il reste égal en chaque instant vécu, qu’il voie, qu’il entende, qu’il touche, qu’il sente ou qu’il goûte, car sa pensée n’est plus fébrile. ||65||

Il n’est plus de fuite des choses, plus d’illusions, il n’y a plus rien à atteindre, ni moyens pour y parvenir, le sage est comme le ciel qu’aucune pensée jamais n’effleure. ||66||

Heureux celui affranchi des objets, entièrement dépris de sa saveur intime, car son unité intérieure apparaît spontanée au sein de la pérennité de l’être. ||67||

À quoi bon multiplier les mots ? Quand on connaît le principe des choses, et qu’il n’existe plus de désir pour l’expérience sensible, ou pour s’en affranchir, on est toujours, en tout lieu, libre d’attachement. ||68||

L’univers, dans sa totalité, est essentiellement duel, il n’existe que par les mots. Quand rien n’affecte plus notre conscience, que reste-t-il à accomplir ? ||69||

Quand on voit clairement que tout cet univers, issu du mouvement, n’est rien, on perçoit l’invisible, et l’on atteint à la sérénité par sa propre nature. ||70||

Pour celui dont la forme est pure vibration, et qui ne perçoit plus la matière des choses, il n’est ni normes, ni détachement, ni renoncement, ni sérénité. ||71||

Celui qui est réduit à sa forme infinie, et ne perçoit plus la matière, pour lui n’existent ni liberté ni contraintes, ni exaltation ni chagrin. ||72||

Dans ce monde mouvant qui inclut jusqu’à la conscience, il n’y a que fiction réelle. Affranchi de son moi, de toute possession, sans désirs, ainsi est l’être de conscience. ||73||

Quand on perçoit son être comme impérissable, affranchi de toute douleur, qu’en est-il du savoir, et qu’en est-il du monde? Ce corps, nous ne le sommes plus. ||74||

Quand on est d’esprit faible et qu’on se prive des moyens de mettre un terme à ses souffrances, à l’instant même, on provoque l’apparition des désirs et des rêves. ||75||

Quand on est d’esprit faible, même écouter la vérité ne chasse pas l’aveuglement. Un effort objectif pour supprimer les songes ne fait qu’exacerber l’appétit pour les choses. ||76||

Mais quand la connaissance a réduit en cendres l’action, et même si pour l’œil d’autrui, on accomplit l’action, rien, en nous, ne nous pousse à agir, à parler. ||77||

Ni obscurité ni lumière n’existent, ni perte ni néant n’existent, pour qui est au-delà des formes et qu’aucune peur n’effleure jamais. ||78||

Fermeté, clairvoyance, même impavidité n’ont plus lieu d’être pour l’homme détaché, soustrait à ce qu’il est: sa vraie nature est au-delà des mots. ||79||

Ni ciel ni enfers ni libération du vivant n’existent en effet. Mais à quoi bon multiplier les mots ? Aux yeux du détachement, plus rien ne subsiste. ||80||

Rien n’est à acquérir, et l’on ne souffre pas de ne rien posséder. La pensée n’est plus troublée par les idées, elle est toute conscience. ||81||

Quand on est sans désirs, on ne chante pas plus la sérénité qu’on ne se plaint du malheur. Souffrance et joie sont choses égales, la félicité est en soi, on ne perçoit plus rien à accomplir. ||82||

On n’éprouve aucune aversion pour le monde, on ne cherche pas à percevoir son être. Libéré de ce que l’on repousse et de ce qui nous attire, on n’est ni mort ni vivant. ||83||

Quand femme et enfants ne sont plus une charge, ni les objets une tentation, quand dans le corps n’existe nul souci, c’est alors qu’on est sans désirs, au cœur de sa conscience. ||84||


Pour celui qui vit spontanément ce qui arrive, la joie est en tout lieu, il parcourt le monde à sa guise, et il prend son repos là où se couche le soleil. ||85||

Que le corps soit lourd ou léger, rien alors ne nous harcèle. Quand on repose tout entier sur le sol de sa propre nature, on cesse d’être hanté par le monde mouvant. ||86||

Sans possession et vivant à sa guise, soustrait à tout conflit, tous ses doutes tranchés, sans plus d’attachement pour tout ce qui existe, l’homme éclairé est toute indépendance. ||87||

En lui, aucun instinct de possession, car l’or, la terre et la pierre sont pour lui choses égales, ce qui nouait son cœur a été tranché net, la fougue de l’action, la lourdeur des ténèbres se sont évanouies. ||88||

Dans cet état d’égalité en toute circonstance, pas un seul résidu n’existe dans le cœur. Quand on a cette liberté, quand on a cette joie, à qui peut-on se comparer? ||89||

On connaît sans connaître, on perçoit sans percevoir, on parle sans parler. Mais cela ne peut être s’il subsiste en nous-mêmes un simple résidu. ||90||

Mendiant ou roi, peu importe, un signe marque l’homme sans désirs: quel que soit son état, il n’a plus de pensées liées au bien et au mal. ||91||

Ni liberté, ni restriction, ni même l’exacte perception de la réalité n’existent pour l’homme détaché, pour qui a disparu tout objet, et qui est fait d’une justesse sans défauts. ||92||

Quand on a le bonheur de demeurer en soi, et qu’on est sans désirs, toute souffrance disparue, ce qu’on éprouve à l’intérieur de soi, comment et à qui le décrire ? ||93||

Il dort sans dormir, et rêve sans rêver, il veille sans veiller, le sage qui demeure habité par la joie, de monde en monde. ||94||

L’homme de connaissance, c’est sans penser qu’il pense, c’est sans percevoir qu’il perçoit, et c’est sans en avoir conscience qu’il est toute conscience, et sa psyché, même s’il en a une, n’a plus d’activité. ||95||

Il n’endure ni joie ni peine, il n’est pas plus esclave qu’affranchi de ses passions, il ne désire pas plus se libérer qu’il n’est libre, il n’est ni ceci ni cela. ||96||

La dispersion ne l’affecte pas plus que l’unité n’est son lot. S’il semble inerte, il ne l’est pas, et s’il semble savant, il n’en est rien non plus. ||97||

Libre, vivant dans sa réalité, affranchi de l’action, faite ou à faire, égal en toute chose car soustrait au désir, action et non-action n’obsèdent plus son esprit. ||98||

Les louanges ne l’enchantent pas plus que les critiques ne l’irritent. Il ne tremble pas plus devant la mort qu’il ne s’émeut devant la vie. ||99||

Il ne cherche pas plus la foule qu’il ne court au désert. Sa pensée silencieuse, partout, toujours, il demeure à jamais égal. ||100||


Ainsi ont été prononcées
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 18
-
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 19

lundi 20 août 2012

Les quatre pensées ....

Préliminaire

Avant de commencer une journée de travail, ou toute session d'étude ou de pratique, aux aurores ou au petit matin ; dans un endroit à l'abri des éléments et de la pollution (khumm accrochez vous même avec la SEP pour ça je cours toujours !!! et vous ???) il est bon de commencer par une session (si vous en avez reçu l'initiation d'un maître qualifié) de Yantra Yoga :


Le Yantra Yoga ou Yoga du mouvement
est un yoga de tradition Tibétaine.


Il équilibre le corps, l'énergie et l'esprit.


Les postures et mouvements du corps servent à coordonner et harmoniser notre énergie. Une fois l'équilibre de ces deux niveaux obtenu, il en découle une action effective sur l'esprit.


Chögyal Namkhaï Norbu a commencé à transmettre ce Yoga dans le début des années 70 en Italie. Il l'a lui même reçu de son oncle et de différents maîtres au Tibet.

Dans cette vidéo sont présentés :
- Les 9 Respirations
- Les 5 Tsigjong
- Les 8 Mouvements
- Des Yantras de la 1ère et la 2ème série
 Un blog est consacré à cette discipline  ici.

Rappel pour la méditation (et l'étude en méditation dans l'action) :
  • La posture physique favorise la posture mentale
  • Surtout être à l’aise, ne pas se forcer à rester dans une position inconfortable qui provoque des douleurs
  • Bailler si nécessaire, éternuer si nécessaire (discrètement quand on est en groupe)
  • Laisser passer événements, pensées, émotions, sans les suivre ni accrocher leur wagon

Ayant fait ce qu'il convient pour devenir ainsi un bon réceptacle (ouvert, libre de concept, attentif, réceptif, etc) nous allons donc aborder le thème annoncé qui s'intitule : Les quatre pensées qui détournent l'esprit du Samsara,
  • la préciosité de la vie humaine et son atteinte difficile
  • la réalité des lois du karma et notre responsabilité
  • la réalité de l’impermanence et de la mort, d’où l’intérêt de la non-saisie
  • la réalité de l’impermanence du samsâra, qui permet donc d’en sortir

Pour cela je vous laisse méditer sur ces vers magnifiques Versions courtes tirées des Bodhicaryavarata, Lalitavistara et Rajavavadaka sûtras :

1.Précieuse vie humaine :
Cette forme humaine libre et pleine de dons est très difficile à obtenir.
Maintenant que nous avons la chance de réaliser ce potentiel humain complet,
Si nous ne faisons pas bon usage de cette occasion,
Comment pourrions nous espérer obtenir à nouveau une telle chance ?
(tiré du Bodhicaryavarata sutra)
2.Impermanence et Mort :
Notre existence dans les trois mondes est aussi éphémère que les nuages d'automne,
Observer la naissance et la mort des êtres
évoque le spectacle des mouvements d'une danse,
La durée d'une vie est pareille à celle d'un éclair dans le ciel,
La vie se précipite, tel un torrent dévalant une montagne escarpée.
(tiré du Lalitavistarasûtra)
3.Les causes et les effets :
Quand le temps est venu même un roi doit mourir,
Et ni ses amis, ni son entourage, ni sa richesse ne peuvent le suivre.
Il en est de même pour nous :
où que nous soyons, où que nous demeurions, où que nous allions,
le karma nous suit comme une ombre.
(tiré du Rajavavadakasûtra)
4.Les souffrances du samsara :
A cause du désir insatiable, de l'attachement et de l'ignorance,
Hommes, dieux, animaux, esprit avides et êtres des enfers,
Tournent en rond follement,
Comme sur la roue d'un potier
(tiré du Lalitavistarasûtra)
Lundi prochain, nous aborderons la première de ces quatre pensées : Précieuse vie humaine 
Bonne semaine en pleine conscience.

vendredi 17 août 2012

Étincelle d'éveil : Bienvéillance Vivante.

Étincelle d'éveil
Karma Detchen du 17 Août 2012, rappelez vous :
 
Si l'on ne devait retenir qu'un enseignement sur la réalité de la réincarnation, ce serait celui-ci : 

développez cette bienveillance qui souhaite ardemment un bonheur durable pour autrui, et agissez en ce sens. Pratiquez la bonté et maintenez-la vivante.
« Il n'est nul besoin de temples, dit le Dalaï-Lama ; nul besoin d'une philosophie compliquée. Notre cerveau, notre cœur sont notre temple ; ma philosophie, c'est la bonté. »









Pour aller plus loin :
Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche
Cf. chapitre 6, page 191
















Invitation à la contemplation :


Quels sont les avantages d'adhérer au principe de la réincarnation d'après Henry Ford ?



Réponse dans l'étincelle de vendredi prochain.

mercredi 15 août 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 17

ASHTAVAKRA continue encore : 

XVII  
ASHTAVAKRA : Obtient le fruit de la connaissance et le fruit de l’action celui qui reste immuablement en lui-même, heureux de vivre sans le trouble de sens. ||1||

Et jamais en ce monde, celui qui sait la vérité des choses ne subit de blessure, car l’univers, sphère de la conscience, c’est lui seul qui l’emplit. ||2||

Jamais plus les objets ne captivent celui qui a trouvé en lui son repos, pas plus que les feuilles de neem ne séduisent l’éléphant que comblent les feuilles de sallaki. ||3||

Mais qui n’a pas en lui les résidus de ses expériences passées, sans pour autant désirer celles qui ne sont pas encore vécues, un tel homme, en ce monde, est très rare à trouver. ||4||

Dans le fleuve de l’existence certains veulent jouir des choses, d’autres se libérer, mais n’avoir ni désir de jouir, ni désir de libération, une telle grandeur d’esprit est réellement rare à trouver. ||5||

Destin, richesses, désir, libération, la vie aussi bien que la mort, pour qui a cette immensité d’esprit, avoir ou renoncer n’ont pas de raison d’être. ||6||

Il n’éprouve pas plus de désir pour la disparition du monde qu’il n’a de rejet pour son maintien, comme s’il avait, devant lui, l’éternité, heureux de demeurer dans la tranquillité. ||7||

C’est lorsque la connaissance et l’action sont une, que toute pensée disparaît et que l’on sait agir. Voir, écouter, percevoir et sentir, manger, tout s’accomplit dans la tranquillité. ||8||

Libre d’objets, sa perception; spontanés, ses mouvements; et au repos, ses sensations; ni passion, ni détachement, quand l’océan de la réalité mouvante est un lac asséché. ||9||

On ne dort pas plus qu’on ne veille, on ne ferme pas plus les yeux qu’on ne les ouvre. Ah! celui dont a disparu la pensée vit dans un état indicible. ||10||

À tout instant il apparaît dans sa nature véritable. À tout instant, il est un infini que rien n’affecte. Et, libre de tout passé, à tout instant, il est libre. ||11||

Voir, écouter, toucher, sentir, manger, prendre, parler, se mouvoir, cela se fait sans idée de difficulté ou d’aisance. En vérité, libre est l’immensité de l’être. ||12||

Ni dithyrambe, ni diatribe, ni jubilation, ni colère, rien à donner, et rien à prendre, l’être est à tout instant libre, affranchi de ses sens. ||13||

Voir une femme énamourée ou voir la mort à sa porte ne troublent pas son esprit. Il est dans sa nature véritable. En vérité, libre est l’immensité de l’être. ||14||

Entre souffrance et plaisir, entre une femme et un homme, entre succès et échec, en vérité le sage ne fait aucune différence: en tout, son regard reste égal. ||15||

Pas davantage de compassion que de violence, pas plus d’humilité que de morgue, pas plus de transports que de trouble chez l’homme en qui la mouvance du monde s’est volatilisée. ||16||

Libre, on ne repousse pas plus les choses qu’on ne les cherche avec avidité. Et c’est avec une pensée libre d’attachement, sans cesse, que l’on accueille entièrement ce qui se présente à soi. ||17||

Concentration et dispersion, bien-être et malaise, quand notre pensée se suspend, on ne connaît pas ces fictions, comme si l’on était dans son intégrité. ||18||

Sans rien s’attribuer et sans être personne, sachant que rien n’existe, tout désir disparu en soi, on accomplit l’action sans même agir. ||19||

La confusion, l’opacité, le rêve, caractérisent la pensée. Quand on s’en affranchit, on peut connaître pleinement une sorte d’état où la pensée n’intervient plus. ||20||


Ainsi ont été prononcées
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 17
-
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 18

mardi 14 août 2012

Mardi (feu, air) : les purifications, la Prajnaparamita


Posez vos questions en commentaire, elles seront traitées en commun au bénéfice de tous. 


Il va sans dire que j'invite chaleureusement mon Précieux Maître racine, Sogyal Rinpoché, mais aussi Lama Detchen, Lama Wangmo et tout Lama disponible, à intervenir sur ce blog et en particulier sur tous les thèmes abordés relatifs au Dharma de manière à m'aider et nous aider à clarifier en termes contemporains et occidentaux cette réalité et cette entreprise évoquée ci-dessus et décrite ci-dessous et globalement dans ce blog.  
(je sais, c'est difficile en cette période de retraites mais les bouddhas répondent toujours d'une manière ou d'une autre quand on les appelle, alors j'ai pleinement confiance)

Ceci dans le but de nous aider dans nos pratiques quotidiennes pour alléger notre karma passé et dégager l’espace de notre éveil futur.



Mardi (feu, air): Les purifications, La Prajnaparamita




Toutes les traditions parlent de purifications,
qu'entendons nous par là dans le Bouddha-Dharma ?


Le Bouddha-Dharma est l'enseignement des réalités relatives et Absolue telles que les a découvertes le Bouddha et comme il les a ensuite enseignées, sollicité par de nombreux disciples qu'il n'a pas cherché mais qui voyant ses bienfaits l'ont naturellement suivi (souvent en le sollicitant jusqu'à ce que le disciple soit réellement capable de comprendre l'enseignement dispensé avant cela il est rare qu'un maître authentique nous accepte comme disciple, et c'est pourquoi notre maître est meilleur que le bouddha en bonté car ce dernier nous accepte et s'adapte à nous pour nous faire comprendre ces choses essentielles qui mèneront à la libération de la souffrance).

Quand on parle de purifications selon ces traditions,  qui sont innombrables : partout où le Bouddha est passé, partout où un bouddha (un Éveillé) est apparu...


Hé bien ainsi, on entend par « purifications » toutes les clarifications et la compréhension profonde et juste de quoi donc ?


De nos propres obscurcissements cognitifs, émotionnels,  mais aussi de nos propres actes passés, connus ou ignorés, qui ont été, sont et seront cause de souffrance (pour soi-même et autrui, non séparés) et les moyens de les reconnaître et reconnaître ce qui peut y conduire (pour ne point les commettre à nouveau autant que possible).


Tout ceci sans obsession (mais avec diligence et donc Joie pour ce qui est vertueux, sain et positif authentiquement, et non selon nos concepts), sans attachement ni crainte, mais avec un fervent désir de libérer tous les êtres sans exception de la souffrance et de ses causes et en outre de développer les causes du bonheur durable de l’Éveil omniscient et donc de les y conduire également.

Et cela se fait sans culpabilisation (qui empêche toute purification) mais avec conscience et pleine responsabilité (qui permettent les purifications ou réparations). N'est-ce pas merveilleux ?


Et donc ainsi, dès que l'on peut aussi la purification des actes comprend leur réparation concrète (matérielle selon nos us et coutumes historiques et locaux) et / ou au moins et surtout spirituelle (en aspiration, souhaits, visualisations ou prières).  

Ce dernier point constitue l’entraînement spirituel qui proliférera positivement dans le futur comme tendance karmique positive et qui est la raison des pratique bouddhiques d'accumulations de bienfaits spirituels (en aspiration) et matériels dès que l'on peut le faire de façon authentique (en action éveillée, pour cela pas g'égo et un brin d'omniscience, sinon on reste dans l'action bénéfique ordinaire qui est déjà positive si la motivation est juste).
Bref tout est dans la motivation en fait, notre maître ne nous le répétera jamais assez.

La Prajnaparamita, sera abordé plus en détail la semaine prochaine.

Notez ou vérifiez en attendant, que la Prajna paramita hydraya (qui existe en plusieurs versions jusqu'au boum = cent milles versets) signifie bien en sanskrit «l'essence du cœur de la Perfection de sagesse-connaissante transcendante » en tibétain Shérab nyingpo pareul tout chinpa nyingpo phonétiquement (voilà, avec la sep j'inverse et ne sais plus le dire), donc cette version la plus courte en fait signifie «l'essence du cœur de la sagesse connaissante qui permet de traverser sous entendu l'océan de souffrance jusqu'à l'autre rive, sous en entendu au-delà de la souffrance» cela nous le décortiquons et le comprenons soit via les traductions, et soit avec les explications (loung en tibétain) et démonstrations (tri loung en tibétain) après en avoir reçu les abbisheka (sk) ou wang (tib) (transmission de pouvoir sous entendu «pratiquer correctement, sans compréhension erronée» ) reçus donc de maître racines qualifiés (authentiques et autorisés, détenteurs de ces enseignements et pratiques qui portent leur fruits sans erreur).

En fait, voici déjà  La définition de "Paramita" par Sogyal Rinpoché :
  • Le mot originel pour transcendant est « pâramitâ » (sanscrit), p’aröl tu chinpa (tibétain) signifie atteindre ou traverser l'autre rive (celle de la libération).
    Pourquoi ? Parce que c'est un moyen habile pour atteindre l'autre rive qui est le nirvana, l'état au-delà de la misère. Bien sûr ultimement, le nirvana n'est pas une autre rive, ultimement bien sûr par exemple dans la tradition Sakyapa, (Rinpoché le son est coupé à gauche ! Je n'entends plus qu'Olivier, ... réglage du volume et des basses) quand vous atteignez la réalisation ultime, cela s'appelle KorDé Yerme, c'est dire l'indivisibilité du samsara et du nirvana, mais pour parler plus conceptuellement, nous avons le samsara ici ou plutôt il y a l'océan du samsara, et l'enseignement est comme un navire, les paramitas sont comme le navire qui vous fait traverser cet océan pour vous amener à l'autre rive du nirvana et c'est pour cela que c'est appelé « paramita ». Cela vous fait transcender. Cela amène la transcendance du samsara, de la misère, de la souffrance, cela vous amène au nirvana qui est la paix, qui est le bonheur ultime, durable.
  • Donc ceci fait référence à la fois à la paix qui est atteinte par ceux qui suivent le véhicule fondamental du bouddhisme (hinayana) et aussi à l'état de bouddhéité parfaite. Car quand on parle du nirvana, il y a de nombreux niveaux. Dans le véhicule fondamental, dans le Hinayana, il y a l'état de paix qui est le nirvana, et il y a aussi l'état de bouddhéité complète, les deux sont appelés nirvana en fait. Donc les paramitas sont aussi soutenues par le renoncement et la sagesse qui réalise le non-égo, le non-soi.
C'est pourquoi, tout ce que vous lisez ici (et sur  internet en général) avant de le pratiquer assurez vous de le recevoir d'un maître authentique qualifié. Car ici, mes descriptions et partages (hormis cette définition du mot "paramita") ne sont publiés que pour faire tomber des préjugés et des incompréhensions inter religieuses ou disciplinaires mais ne donnent en aucun cas un enseignement. 
Ce n'est que le partage d'une étudiante-pratiquante qui recommence un parcours complet dans une condition physique nouvelle et qui éprouve le besoin, humain, de partager avec autrui cette expérience, question de trouver quelque part un miroir ou un feed-back. 
Car mon maître racine, à ma connaissance, n'a pas la SEP -et je ne le lui souhaite pas- surtout puisse sa vie être encore ferme et longue en pleine santé et redoublant d'énergie pour diffuser et égrainer le Précieux noble Dharma au cœur des êtres sensibles de toutes contrés. 
Que cette SEP capture et supprime celle de tous les êtres sensibles, y compris celle de tous les bouddhas afin qu'ils ne l'expérimentent pas plus longtemps que l'éclair de leur besoin de connaissance pour aider les êtres, ou purifier à nouveau un karma (car un bouddha continue à œuvrer dans l'éveil pas de retraite cosy, sinon ce n'est plus un bouddha qui œuvre sans effort pour le bien des êtres sensibles).
Et puissé-je aider les êtres dans ce sens aussi, que cette SEP serve à cela dès que je suis Éveillée, sarvamangalam ! 
Les précieux conseils de mon maître s'adressent à tous, même s'ils restent parfaitement valables en cas de SEP aussi et d'autant plus, je dirais même à chaque jour, mais ceci je le redécouvre en ce moment à chaque nouveau souffle de cette nouvelle vie. 
Vous voyez on n'est pas obligé de mourir pour recevoir une nouvelle vie et continuer à purifier d'autant plus son karma passé. 

Emaho! Quelle merveille ! Quel ravissement !!!

Bref, ces enseignements assurez vous de les recevoir de personnes autorisées, ce que je ne suis pas, et ce malgré des années de pratiques et d'études. 
C'est une question de déontologie et de sécurité pour nous tous vous, comprendrez bien, car lorsque certains comprennent de travers les textes sacrés ou les enseignements et les interprètent à leur sauce, on rencontre toutes sortes de fanatismes et sectarismes qui mènent aux guerres et querelles, voire à toutes sortes d'attentats et suicides qui sont forcément des erreurs. 

Et la maladie vient d'une de ces causes d'ailleurs, c'est la conséquence d'actes passés erronés (lesquels je ne peux pas encore le dire. En ce qui me concerne, j'ai quelques intuitions mais sont elles valables ou juste le fruit de trop de télévision ou de cinéma ? lol)

Bref, cela va sans dire mais parfois il est bon de le rappeler.


Soyons donc très attentifs à notre compréhension, et delà à nos pratiques, nos actions, nos pensées, nos paroles (et en matière de parole, avec la SEP c'est pas gagné, les SEPien(ne)s me comprendront ou du moins ceux/celles atteints aux mêmes zones cérébrales, donc intérêt de devenir bouddha avant ou d'ici la prochaine vie, pour ne pas dire "vivement que ce corps et ce cerveau guérissent ou meurent en pleine reconnaissance de la claire lumière et donc en pleine et parfaite dévotion". C'est pourquoi il est bon de cultiver la foi dans notre cas -des maladies chroniques en général- quelle que soit notre tradition ou notre religion, et en ce sens les théistes ont peut être plus de chance et moins de travail que les bouddhistes et les scientifiques, mais pas tous car on peut avoir déjà cette bonne tendance karmique spirituelle et cette confiance innée - bref ceci illustre la discursivité sepienne qui n'aide pas selon le Bouddha-Dharma à moins que je me trompe -car c'est un océan de vagues comme un autre ni plus ni moins- et si un Lama pouvait venir me rassurer ou me dire précisément si je surfe correctement avec ou dessus ce serait le Paradis de Zandok Pelri que je rencontrerais et où je résiderais en réalité), l'attention, l'acuité et la vigilance spirituelles, c'est ce que nous enseigne le Bouddha-Dharma et ce qui constitue la base de toute purification et connaissance justes.


La suite Mardi prochain sur ce même thème pour approfondir.


Vos remarques (ou recadrage, si un Lama ou professeur de sanskrit ou de tibétain vient par ici) et vos questions sont bienvenues pour m'inspirer d'ici là. 

Et si je n'y donne pas suite directement en file de commentaires à ce message, ce sera dans le message de la semaine suivante sur le même thème. 
Sentez vous libres de contribuer à ce blog en toute liberté et en pleine conscience.
Sarvamangalam!
(que tout soit propice à l'éveil complet!)
 

lundi 13 août 2012

Lundi (eau) : la Dynamique

Lundi (eau), je vous avais annoncé ceci : selon inspiration, moyens, énergie, etc, je partagerai avec vous les 4 pensées qui détournent l'esprit du Samsara, la purification du Karma, la compréhension et l'action du karma yoga, le travail en pleine conscience, chaque bon lundi notre engagement en pleine conscience pour toute la semaine. 

Et comme nous sommes en période de vacances :
Omm !!! Dès l'aube en campagne ou en montagne, sentir la fraîcheur des rosées matinales.
Aaahhh !!! se ressourcer dans l'eau claire et fraîche maritime et salée. 
Houng !!! uni à l’esprit de sagesse et compassion du maître parfait, ouvrir son cœur sagement et pleinement.

Cet élément polymorphe qu'est l'eau est essentiel à nos vies. Nous en sommes composés à 99% et l'eau douce pourrait suffire à nous nourrir pleinement en apportant d'autres substances moléculaires indispensables avec elle. 

Comme quand on est sous perfusion dans le coma plus éveillé que d'ordinaire. Ceux qui ont vécu cette expérience comprendront, se rappelleront et comme un yogi sur son rocher évocateur, pourront se relier à cette réalité transcendante de complétude.

C'est delà, du rappel à la nature,  que l'on puisse chaque week-end et chaque jour de labeur dès l'aube cette fraîcheur indispensable pour l'amener en pleine conscience des trois portes (corps, parole, esprit) dans notre action quotidienne au travail, conscients, détachés, libres, ouverts, disponibles, attentifs, vigilants, alertes, paisibles et cependant dynamiques

Ceci est une définition du Karma yoga.

Karma signifie "action" : chaque action est une résultante, elle est faite de sa motivation, son intention et de sa réalisation, mais aussi de ses conséquences en interdépendance avec le monde sur lequel elle a un impact direct ou indirect immédiat ou à plus ou moins long terme. 

Yoga signifie "union" : union de tous les agrégats qui interagissent dans cette union pleinement consciente des agrégats du corps, de la parole et de l'esprit qui crée l'action et en reçoit les effets à plus ou moins long terme directement ou indirectement. 

Toutes nos actions même empreintes de la motivation la plus pure, dans les limites de notre ignorance de la réalité relative globale et à cause de cela, crée de la Souffrance et perpétue donc le Samsara, cette roue de souffrance sans fin de la naissance, de la vieillesse, de la maladie et de la mort, ce mode d'existence névrotique du monde et des êtres ordinaires qui a fait réagir Siddhartha Gautama, jusqu'à ce qu'il devienne Bouddha, Éveillé libre de la souffrance et capable d'en affranchir d'autres. 

Et à sa suite, tous les sages s'engagent et demeurent sur la noble voie pour libérer tous les êtres de la souffrance du samsara. Et comme le Bouddha l'a fait, charité bien ordonnée dirait Jésus-Christ qui en a fait autant face aux pêchers des hommes (dans un Giga Tonglen un Vendredi Saint), il est important, essentiel, primordial, de commencer par soi-même bien entendu. 

Donc pour commencer, réalisons la nature de la souffrance et libérons nous de la souffrance.

Ici des enseignements de Namkhaï Norbu qui pourraient bien expliquer le karma yoga ou chacun de ces points séparés pour commencer. 

D'ailleurs pour commencer quelques Préliminaires :
Avant de commencer une journée de travail, ou toute session d'étude ou de pratique, aux aurores ou au petit matin ; dans un endroit à l'abri des éléments et de la pollution (khumm accrochez vous même avec la SEP pour ça je cours toujours !!! et vous ???) il est bon de commencer par une session (si vous en avez reçu l'initiation d'un maître qualifié) de Yantra Yoga :

Le Yantra Yoga ou Yoga du mouvement
est un yoga de tradition Tibétaine.

Il équilibre le corps, l'énergie et l'esprit.

Les postures et mouvements du corps servent à coordonner et harmoniser notre énergie. Une fois l'équilibre de ces deux niveaux obtenu, il en découle une action effective sur l'esprit.

Chögyal Namkhaï Norbu a commencé à transmettre ce Yoga dans le début des années 70 en Italie. Il l'a lui même reçu de son oncle et de différents maîtres au Tibet.
Dans cette vidéo sont présentés :
- Les 9 Respirations
- Les 5 Tsigjong
- Les 8 Mouvements
- Des Yantras de la 1ère et la 2ème série
 Un blog est consacré à cette discipline  ici.
Rappel pour la méditation (et l'étude en méditation dans l'action) :
  • La posture physique favorise la posture mentale
  • Surtout être à l’aise, ne pas se forcer à rester dans une position inconfortable qui provoque des douleurs
  • Bailler si nécessaire, éternuer si nécessaire (discrètement quand on est en groupe)
  • Laisser passer événements, pensées, émotions, sans les suivre ni accrocher leur wagon 

Bonne semaine, lundi prochain, je partagerai avec vous les quatre pensées qui détournent l'esprit du Samsara

dimanche 12 août 2012

P'tit' Oiseau à la plage

La disparition des moineaux et des abeilles est de mauvais augure, je n'ai pas vu d'abeilles ces derniers temps, mais je fréquente peu les champs.


"Ô Abeilha rainha fais de mim
O instrumento do teu prazer
Sim e de tua gloria... etc"

(dans l'album de 1979: Mel, si je ne me trompe pas ???

Chanté par Maria Bethânia
la sœur de Caetano Veloso)

Mais un petit moineau vient régulièrement me voir à la plage, il ne craint ni les gens, ni les vagues qui viennent parfois très près, ni les mouettes, ni les pigeons.




Alors il est pas beau ce tit'oiseau ????