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vendredi 17 août 2012

Étincelle d'éveil : Bienvéillance Vivante.

Étincelle d'éveil
Karma Detchen du 17 Août 2012, rappelez vous :
 
Si l'on ne devait retenir qu'un enseignement sur la réalité de la réincarnation, ce serait celui-ci : 

développez cette bienveillance qui souhaite ardemment un bonheur durable pour autrui, et agissez en ce sens. Pratiquez la bonté et maintenez-la vivante.
« Il n'est nul besoin de temples, dit le Dalaï-Lama ; nul besoin d'une philosophie compliquée. Notre cerveau, notre cœur sont notre temple ; ma philosophie, c'est la bonté. »









Pour aller plus loin :
Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche
Cf. chapitre 6, page 191
















Invitation à la contemplation :


Quels sont les avantages d'adhérer au principe de la réincarnation d'après Henry Ford ?



Réponse dans l'étincelle de vendredi prochain.

mercredi 15 août 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 17

ASHTAVAKRA continue encore : 

XVII  
ASHTAVAKRA : Obtient le fruit de la connaissance et le fruit de l’action celui qui reste immuablement en lui-même, heureux de vivre sans le trouble de sens. ||1||

Et jamais en ce monde, celui qui sait la vérité des choses ne subit de blessure, car l’univers, sphère de la conscience, c’est lui seul qui l’emplit. ||2||

Jamais plus les objets ne captivent celui qui a trouvé en lui son repos, pas plus que les feuilles de neem ne séduisent l’éléphant que comblent les feuilles de sallaki. ||3||

Mais qui n’a pas en lui les résidus de ses expériences passées, sans pour autant désirer celles qui ne sont pas encore vécues, un tel homme, en ce monde, est très rare à trouver. ||4||

Dans le fleuve de l’existence certains veulent jouir des choses, d’autres se libérer, mais n’avoir ni désir de jouir, ni désir de libération, une telle grandeur d’esprit est réellement rare à trouver. ||5||

Destin, richesses, désir, libération, la vie aussi bien que la mort, pour qui a cette immensité d’esprit, avoir ou renoncer n’ont pas de raison d’être. ||6||

Il n’éprouve pas plus de désir pour la disparition du monde qu’il n’a de rejet pour son maintien, comme s’il avait, devant lui, l’éternité, heureux de demeurer dans la tranquillité. ||7||

C’est lorsque la connaissance et l’action sont une, que toute pensée disparaît et que l’on sait agir. Voir, écouter, percevoir et sentir, manger, tout s’accomplit dans la tranquillité. ||8||

Libre d’objets, sa perception; spontanés, ses mouvements; et au repos, ses sensations; ni passion, ni détachement, quand l’océan de la réalité mouvante est un lac asséché. ||9||

On ne dort pas plus qu’on ne veille, on ne ferme pas plus les yeux qu’on ne les ouvre. Ah! celui dont a disparu la pensée vit dans un état indicible. ||10||

À tout instant il apparaît dans sa nature véritable. À tout instant, il est un infini que rien n’affecte. Et, libre de tout passé, à tout instant, il est libre. ||11||

Voir, écouter, toucher, sentir, manger, prendre, parler, se mouvoir, cela se fait sans idée de difficulté ou d’aisance. En vérité, libre est l’immensité de l’être. ||12||

Ni dithyrambe, ni diatribe, ni jubilation, ni colère, rien à donner, et rien à prendre, l’être est à tout instant libre, affranchi de ses sens. ||13||

Voir une femme énamourée ou voir la mort à sa porte ne troublent pas son esprit. Il est dans sa nature véritable. En vérité, libre est l’immensité de l’être. ||14||

Entre souffrance et plaisir, entre une femme et un homme, entre succès et échec, en vérité le sage ne fait aucune différence: en tout, son regard reste égal. ||15||

Pas davantage de compassion que de violence, pas plus d’humilité que de morgue, pas plus de transports que de trouble chez l’homme en qui la mouvance du monde s’est volatilisée. ||16||

Libre, on ne repousse pas plus les choses qu’on ne les cherche avec avidité. Et c’est avec une pensée libre d’attachement, sans cesse, que l’on accueille entièrement ce qui se présente à soi. ||17||

Concentration et dispersion, bien-être et malaise, quand notre pensée se suspend, on ne connaît pas ces fictions, comme si l’on était dans son intégrité. ||18||

Sans rien s’attribuer et sans être personne, sachant que rien n’existe, tout désir disparu en soi, on accomplit l’action sans même agir. ||19||

La confusion, l’opacité, le rêve, caractérisent la pensée. Quand on s’en affranchit, on peut connaître pleinement une sorte d’état où la pensée n’intervient plus. ||20||


Ainsi ont été prononcées
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 17
-
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 18