ASHTAVAKRA continue encore :
XI
ASHTAVAKRA : Le passage de la non-existence à l’existence se produit de lui-même. En avoir la conscience nous soustrait aux fluctuations, nous arrache aux souffrances, et l’on atteint aisément à la sérénité. ||1||
Le créateur de tout chose est Ishvara, nul autre ici-bas ne l’est. En avoir la conscience, c’est voir en soi s’évanouir toute attente, c’est devenir toute sérénité, sans rien à quoi jamais s’attacher. ||2||
Les coups du sort et les bonnes fortunes que le temps nous apporte viennent tous du destin. En avoir la conscience, c’est être sans cesse heureux, avec ses perceptions en soi, sans jamais ni vouloir ni pleurer. ||3||
Plaisirs et déplaisirs, naissance et mort, proviennent du destin. En avoir la conscience, c’est ne plus voir de but à atteindre, c’est ne plus avoir de contrainte, c’est ne plus être affecté sans pour autant cesser d’agir. ||4||
La pensée fait naître le mal, et rien d’autre ici-bas. En avoir la conscience, c’est voir la pensée nous quitter, c’est être tranquille et serein, puisqu’en toute occasion n’existent plus de désirs. ||5||
Je ne suis pas le corps, le corps n’est pas à moi, je suis conscience. En être pénétré nous fait comme obtenir la pleine liberté, et notre esprit n’est plus alors occupé par l’action et la non-action. ||6||
En vérité l’être est tout, du simple brin d’herbe à Brahmâ. En avoir la conscience nous soustrait aux idées, nous sommes transparents, sereins, nous ne sommes plus asservis à ce que l’on obtient ou pas. ||7||
Merveille nombreuse est le monde, et pourtant il n’est rien. En avoir la conscience, c’est se soustraire à son hérédité, c’est n’être que lumière, c’est comme posséder la sérénité du rien. ||8||
Ainsi ont été prononcées
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 11 -
d'ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA
XI
ASHTAVAKRA : Le passage de la non-existence à l’existence se produit de lui-même. En avoir la conscience nous soustrait aux fluctuations, nous arrache aux souffrances, et l’on atteint aisément à la sérénité. ||1||
Le créateur de tout chose est Ishvara, nul autre ici-bas ne l’est. En avoir la conscience, c’est voir en soi s’évanouir toute attente, c’est devenir toute sérénité, sans rien à quoi jamais s’attacher. ||2||
Les coups du sort et les bonnes fortunes que le temps nous apporte viennent tous du destin. En avoir la conscience, c’est être sans cesse heureux, avec ses perceptions en soi, sans jamais ni vouloir ni pleurer. ||3||
Plaisirs et déplaisirs, naissance et mort, proviennent du destin. En avoir la conscience, c’est ne plus voir de but à atteindre, c’est ne plus avoir de contrainte, c’est ne plus être affecté sans pour autant cesser d’agir. ||4||
La pensée fait naître le mal, et rien d’autre ici-bas. En avoir la conscience, c’est voir la pensée nous quitter, c’est être tranquille et serein, puisqu’en toute occasion n’existent plus de désirs. ||5||
Je ne suis pas le corps, le corps n’est pas à moi, je suis conscience. En être pénétré nous fait comme obtenir la pleine liberté, et notre esprit n’est plus alors occupé par l’action et la non-action. ||6||
En vérité l’être est tout, du simple brin d’herbe à Brahmâ. En avoir la conscience nous soustrait aux idées, nous sommes transparents, sereins, nous ne sommes plus asservis à ce que l’on obtient ou pas. ||7||
Merveille nombreuse est le monde, et pourtant il n’est rien. En avoir la conscience, c’est se soustraire à son hérédité, c’est n’être que lumière, c’est comme posséder la sérénité du rien. ||8||
Ainsi ont été prononcées
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 11 -
d'ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA
à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 12
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 12