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mercredi 13 juin 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 8

ASHTAVAKRA  répond à son élève :


VIII  
ASHTAVAKRA : On est prisonnier quand la pensée veut ou pleure, renonce ou prend, bondit de joie ou enrage. ||1||

Mais on est libre quand la pensée ni ne veut ni ne pleure, ni ne renonce, ni ne prend, ni ne bondit de joie, ni n’enrage. ||2||

On est prisonnier quand la pensée s’attache au vécu, mais on est libre quand la pensée se détache de chaque chose perçue. ||3||

Lorsque le moi n’existe pas, on est libre, mais quand le moi existe, on est prisonnier. Quand on comprend cela, c’est véritablement un jeu que de ne pas avoir à renoncer ou à prendre. ||4||


Ainsi ont été prononcées
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 8 -
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 9

mercredi 6 juin 2012

Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 7

JANATAKA continue :

VII
JANAKA : Mon être est océan sans fin, en lui les sédiments du monde vont et viennent, au gré du vent de leurs propres limites, mais mon être n’en subit pas le poids. ||1||

Mon être est océan sans fin, en lui les vagues de la vie, par leur nature propre, déferlent ou se résorbent, mais pour mon être il n’est ni marée ni reflux. ||2||

Mon être est océan sans fin, en lui existe une fiction qu’on appelle le monde, et c’est avec une sérénité totale, soustrait à toute forme, que mon être l’habite. ||3||

La conscience n’est pas dans les formes, pas plus qu’il n’existe de forme pour la conscience qui est sans fin, que rien n’affecte. Aussi est-ce sans attaches, sans désirs et tranquille, que mon être est présent au monde. ||4||

Mon être n’est que conscience, le monde est un fantasme pour mes sens. Aussi, pour mon être, comment et où existerait l’idée de renoncer et d’avoir ? ||5||


Ainsi ont été prononcées
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 7 -
d'
ASHTÂVAKRA SAMHITÂ avec son élève JANAKA

à la semaine prochaine pour
Les Paroles du Huit Fois Difforme - acte 8